La Cour constitutionnelle est saisie d’un recours inédit qui pourrait influencer le processus d’installation du président élu, Romuald Wadagni. Par une lettre en date du 28 avril 2026, enregistrée à son secrétariat, le citoyen Midomiton Précieux Noël Dagan demande à la haute juridiction de constater une impossibilité matérielle : celle de la réunion du bureau du Sénat, organe censé intervenir dans le cadre de la prestation de serment du chef de l’État. Cette démarche, rare dans la pratique institutionnelle béninoise, intervient dans un contexte politique marqué par des ajustements institutionnels et suscite déjà de nombreuses interrogations sur le respect des procédures constitutionnelles.
Face à cette situation qualifiée d’exceptionnelle, la Cour constitutionnelle, présidée par le professeur Cossi Dorothé Sossa, a convoqué une audience plénière spéciale ce mardi 5 mai 2026 à 15 heures. Cette session extraordinaire réunira l’ensemble des sages afin d’examiner en profondeur les arguments du requérant et d’apprécier leur conformité avec les dispositions de la Constitution. L’enjeu est de taille, car il s’agit pour la Cour de trancher une question à la fois technique et hautement symbolique, touchant à l’un des actes les plus solennels de la vie républicaine.
La décision attendue est perçue comme déterminante pour la suite du processus de transition politique. En se prononçant sur la pertinence juridique du recours, la haute juridiction pourrait soit ouvrir la voie à une adaptation des mécanismes institutionnels en cas de blocage, soit réaffirmer strictement le cadre constitutionnel existant. Dans tous les cas, ce dossier place la Cour constitutionnelle au cœur d’un moment crucial pour la stabilité institutionnelle du Bénin, où le respect des normes juridiques devra s’accorder avec les réalités pratiques du fonctionnement des institutions.
Source : BIP Radio















