La transition malienne connaît un nouveau réaménagement au sommet de l’appareil sécuritaire. À la suite du décès du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a décidé d’assurer personnellement la tutelle des Forces armées, alors que les opérations militaires s’intensifient sur plusieurs fronts.
Le général Sadio Camara a été tué le 25 avril lors d’attaques coordonnées attribuées à des groupes jihadistes. Dans la foulée, le général Oumar Diarra a été désigné ministre délégué pour assurer la gestion courante du département, en attendant une réorganisation plus complète.
Sur le terrain, l’armée malienne a engagé une série d’opérations de riposte. Selon l’état-major, plus d’une centaine de combattants ont été neutralisés en quelques jours.
Dès le 25 avril, des frappes ont visé des positions à Sévaré, entraînant la destruction d’une base et de plusieurs cibles, dont une colonne de motocyclistes près de Ké-Macina ainsi qu’un véhicule armé. Le lendemain, une opération menée à Kolokani a permis d’intercepter un groupe en repli.
Les offensives se sont poursuivies le 29 avril avec des frappes sur des positions à Kidal. Le 2 mai, deux actions simultanées ont été conduites, l’une dans la région de Tombouctou, au sud-est de Gourma Rharous, et l’autre à Sebabougou. L’armée indique que plusieurs combattants y ont été neutralisés et du matériel récupéré.
Le général Sadio Camara a été inhumé le 30 avril à Bamako au cours d’obsèques nationales. Parallèlement, une enquête a été ouverte par le parquet militaire pour des soupçons de complicité interne. Plusieurs arrestations ont déjà été signalées.
L’état-major assure que les opérations militaires se poursuivent sur l’ensemble du territoire.
Anselme ORICHA















