La crise autour du détroit d’Ormuz connaît un nouveau tournant. Le président américain Donald Trump a annoncé le lancement, ce lundi 4 mai, du « Projet Liberté », une opération navale destinée à escorter près de 900 navires immobilisés depuis plusieurs semaines dans le Golfe. Présentée par Washington comme un geste humanitaire visant à garantir la circulation maritime et le ravitaillement d’environ 20 000 marins confrontés à des pénuries, l’opération mobiliserait 15 000 soldats, plus d’une centaine d’aéronefs ainsi que des destroyers lance-missiles. Le passage stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial, redevient ainsi le centre d’une confrontation diplomatique et militaire aux conséquences potentiellement mondiales.
Du côté de Iran, la réaction n’a pas tardé. Téhéran considère toute présence militaire américaine dans la zone comme une atteinte directe au cessez-le-feu en vigueur et avertit qu’une telle « interférence » pourrait provoquer une nouvelle escalade. Malgré des propos conciliants de Donald Trump évoquant des discussions « très positives » avec les autorités iraniennes par l’intermédiaire du Pakistan, le climat demeure extrêmement tendu. L’inquiétude gagne également les grandes économies dépendantes des routes énergétiques du Golfe. La Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, a d’ailleurs mis en garde contre de lourdes répercussions sur l’approvisionnement énergétique en Asie-Pacifique, alors que cette nouvelle démonstration de force américaine ravive les craintes d’un embrasement régional.














