Le Mali a été le théâtre de nouvelles attaques meurtrières attribuées aux groupes armés, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA). Face à cette situation, l’Alliance des États du Sahel (AES) a réagi à travers un communiqué dénonçant « un complot soutenu par des ennemis », sans toutefois annoncer de mesures concrètes dans l’immédiat. Pourtant, la Charte du Liptako-Gourma prévoit une assistance mutuelle entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali en cas de menace sur leur souveraineté.
Sur le terrain, la riposte régionale apparaît complexe malgré l’existence d’une force conjointe de l’AES, dont le commandement est basé à Niamey. Prévue pour mobiliser 5 000 hommes dans la lutte contre le terrorisme, cette force reste pour l’heure limitée aux zones frontalières. Selon Jean-Hervé Jézéquel, les combats en milieu urbain compliquent l’intervention, notamment en raison des contraintes liées à l’usage de moyens aériens. Par ailleurs, le Niger et le Burkina Faso, eux-mêmes confrontés à des menaces sécuritaires internes, semblent prudents quant à un déploiement massif de leurs troupes, illustrant les défis persistants de la coopération sécuritaire dans la région sahélienne.














