L’Europe est confrontée à un profond bouleversement démographique marqué par la baisse de la natalité et de la fécondité, ainsi que par le vieillissement de sa population. Longtemps relativement épargnée, la France connaît elle aussi un recul important des naissances, avec des conséquences qui se font déjà sentir sur le marché du travail. La diminution progressive du nombre de personnes en âge de travailler risque de compliquer le renouvellement de la main-d’œuvre et d’accroître les tensions dans plusieurs secteurs, notamment la santé, le bâtiment, l’industrie et les services à la personne. Cette évolution pèse également sur les systèmes de retraite, de santé et de protection sociale, alors que les besoins d’une population vieillissante augmentent.
Dans une note publiée jeudi 17 septembre, le Haut-commissariat au Plan français alerte sur le risque d’une future concurrence entre les pays européens pour attirer et retenir les travailleurs. Face à une population active appelée à diminuer, les États devront notamment miser sur la formation, l’emploi des seniors, l’innovation, l’automatisation et les gains de productivité pour limiter les effets du vieillissement. L’immigration de travail et les politiques de soutien aux familles pourraient également être mobilisées pour répondre aux besoins de main-d’œuvre et favoriser le renouvellement démographique. Sans adaptation, la baisse du nombre d’actifs pourrait progressivement freiner le potentiel de croissance de l’Europe et accentuer la pression sur les finances publiques.














