Le 8ᵉ colloque scientifique international conjoint des Universités de Parakou et de Kara, lancé le mardi 15 septembre 2026, s’achève ce vendredi 18 septembre à Parakou. Placée sous le thème « Innover pour un avenir durable : Enjeux, défis et rôles des universités africaines », cette rencontre réunit chercheurs, enseignants, étudiants, responsables universitaires et acteurs du monde scientifique venus du Bénin, du Togo et de plusieurs autres pays. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment du parrain, Joseph Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, du ministre-conseiller à l’Enseignement supérieur Mahamadou Dahouda, représentant la ministre de tutelle, du recteur de l’Université de Parakou, Professeur Bertrand Sogbossi Bocco, de la présidente de l’Université de Kara, Professeure Prénam Houzou-Mouzou, ainsi que du président du comité d’organisation, Professeur Mohamed Nasser Baco.
Durant quatre jours, les deux universités ont placé la recherche et l’innovation au cœur des échanges, avec l’ambition de rapprocher davantage les savoirs scientifiques des communautés. Environ 700 communications sont annoncées autour des résultats de recherches conduites au Bénin, au Togo et dans d’autres pays. Lors du lancement, le ministre-conseiller Mahamadou Dahouda a insisté sur la nécessité de faire sortir les connaissances produites dans les universités des laboratoires pour répondre concrètement aux besoins des populations. De son côté, le parrain Joseph Djogbénou a souligné que la recherche scientifique doit être orientée vers l’utilité et l’innovation, tout en appelant à un renforcement de l’engagement de l’État en faveur de la recherche. Les responsables des deux universités ont, pour leur part, réaffirmé leur volonté de consolider cette coopération scientifique et de faire de l’université un acteur majeur dans la résolution des défis contemporains.
Les travaux se poursuivent autour de six grands ateliers couvrant plusieurs domaines : médecine et santé, sciences naturelles et agronomiques, langues, arts et sciences humaines, sciences juridiques, politiques et administratives, sciences économiques, gestion et entrepreneuriat, ainsi que mathématiques, physique, chimie et innovations technologiques. La conférence inaugurale, animée par le Professeur Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey-Calavi, a notamment porté sur la nécessité de construire une « Université africaine du XXIᵉ siècle », davantage tournée vers la société et le développement durable. Au terme de cette 8ᵉ édition, l’enjeu reste ainsi de transformer les résultats de la recherche en solutions concrètes aux défis sociaux, sanitaires, économiques et environnementaux auxquels sont confrontées les communautés africaines.















