La hausse des prix de l’Internet au Bénin suscite une vive réaction chez les consommateurs. La décision de MTN Bénin et de Moov Africa Bénin de retirer plusieurs offres, notamment les forfaits mensuels illimités de 5 000 et 10 000 FCFA, provoque incompréhension et mécontentement sur les réseaux sociaux. Désormais, l’offre mensuelle minimale concernée est annoncée à 15 100 FCFA, soit une augmentation importante pour les abonnés habitués aux anciennes formules. Cette évolution intervient alors que l’accès à Internet est devenu indispensable pour les études, le travail, les activités commerciales, les médias et les échanges quotidiens, dans un contexte où le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure pour de nombreux ménages.
Face à la grogne, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé au micro de Bip Radio pour tenter d’apporter des éléments d’explication. Selon lui, la disparition de ces offres traduit « forcément des discussions, des ajustements » entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) et les opérateurs de téléphonie mobile. Le porte-parole du gouvernement a toutefois reconnu qu’il n’avait pas été directement informé de la modification des offres, affirmant avoir découvert la situation au même moment que les consommateurs. Il assure attendre des précisions et promet de communiquer davantage d’informations dès qu’elles seront officiellement disponibles. Ces déclarations entretiennent néanmoins l’attente d’une éventuelle nouvelle formule susceptible de mieux prendre en compte les intérêts des utilisateurs.
Sur le terrain, la réaction des internautes reste largement marquée par l’inquiétude et l’incompréhension. Plusieurs consommateurs estiment que la modification des tarifs intervient de manière brutale et regrettent l’absence d’une communication préalable suffisamment claire. D’autres appellent l’ARCEP et les opérateurs à davantage de transparence sur les raisons de ces changements et sur les solutions envisagées pour les abonnés. Dans un pays où l’Internet mobile occupe une place centrale dans les activités économiques et sociales, la question dépasse désormais celle du simple coût des forfaits : elle pose également celle de l’accessibilité du numérique. Les consommateurs espèrent ainsi que les discussions annoncées entre le régulateur et les opérateurs permettront de trouver un compromis qui préserve à la fois les impératifs du secteur et le pouvoir d’achat des usagers.














