Le bureau de la huitième mandature de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a reçu, le mardi 3 novembre 2026, à son siège, une délégation d’Amnesty International Bénin conduite par son Directeur exécutif, Dieudonné Dagbeto. Il était accompagné de Glory Hossou, Coordonnateur média et surveillance des droits humains, et d’Eric Orion Biao, Coordonnateur de l’Éducation aux droits humains. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les deux organisations autour des enjeux liés à la défense des droits humains et à la liberté de la presse. Conduite par le président de l’UPMB, Hervé Prudence Hessou, la séance a permis d’aborder les préoccupations majeures des professionnels des médias, notamment les difficultés liées à l’exercice du métier de journaliste dans le contexte juridique actuel au Bénin.
Au centre des échanges figurait particulièrement le Code du numérique, dont certaines dispositions, notamment les articles 550 et suivants, suscitent de vives préoccupations au sein de la corporation. L’UPMB a plaidé pour une relecture de ces dispositions jugées contraignantes pour les journalistes, les blogueurs et, plus largement, les citoyens dans l’exercice de leur liberté d’expression. Pour la faitière des médias, l’accompagnement des organisations de défense des droits humains comme Amnesty International Bénin constitue un atout important pour porter ce plaidoyer et obtenir un cadre juridique davantage respectueux des libertés fondamentales. De son côté, Dieudonné Dagbeto a réaffirmé l’importance de la protection des professionnels des médias, soulignant que la liberté de la presse ne saurait être considérée comme une revendication corporatiste, mais plutôt comme une exigence démocratique et un pilier essentiel de l’État de droit.
Cette audience ouvre ainsi des perspectives de collaboration entre Amnesty International Bénin et l’UPMB. Les deux organisations envisagent notamment des ateliers de renforcement des capacités des journalistes, des campagnes conjointes de sensibilisation aux droits humains ainsi que des actions de plaidoyer auprès des législateurs et des autorités compétentes en faveur d’une relecture des dispositions controversées du Code du numérique. À cette occasion, le bureau de la huitième mandature a également présenté à ses hôtes les huit axes stratégiques qui orientent sa nouvelle gouvernance. Au-delà d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre traduit une volonté de fédérer les énergies pour faire progresser la liberté d’expression, renforcer la protection des acteurs des médias et consolider le rôle de la presse dans la construction d’une société démocratique.















