Après plusieurs séances de sensibilisation et de nombreux avertissements, la mairie de Parakou hausse désormais le ton face aux comportements contraires aux règles d’hygiène et d’assainissement. Ce mercredi 7 octobre 2026, une équipe de la Direction des affaires domaniales et environnementales, conduite par son directeur Boris Mohamed Gbenakpon Fatiou, accompagnée de l’Agence béninoise pour l’Environnement (ABE) et de la Police républicaine, a effectué une descente dans le quartier Titirou, dans le premier arrondissement. Cette intervention faisait suite à plusieurs plaintes concernant notamment le rejet d’eaux usées sur la voie publique. Sur place, les agents ont confirmé la réalité des faits dénoncés et annoncé des mesures plus fermes contre les contrevenants.
Plusieurs ménages ont ainsi reçu des ultimatums pour procéder à leur mise en conformité avant un prochain passage des équipes de contrôle. En cas de non-respect des injonctions, les propriétaires concernés pourraient être interpellés et répondre de leurs actes conformément aux dispositions de la loi n°2022-04 du 16 février 2022 portant hygiène publique en République du Bénin. Pour le directeur des Affaires domaniales et environnementales, les récidives constatées malgré les actions de sensibilisation menées notamment par le chef du quartier Titirou, Abdel-Djawad Salifou, justifient désormais l’application effective des textes. « Il faut appliquer les textes pour montrer aux autres que nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il déclaré, appelant chaque citoyen à respecter les règles destinées à préserver le cadre de vie collectif.
La descente a également permis aux équipes de découvrir et de démanteler deux unités de broyage de plastique recyclé installées dans le quartier sans autorisation ni étude préalable des impacts environnementaux et sociaux. Leurs responsables seront convoqués afin de fournir les justificatifs nécessaires et de répondre des nuisances signalées. Selon Vinagnon Brice Agossou, chef du Service Appui au contrôle environnemental à l’ABE, les mesures effectuées au sonomètre ont révélé un niveau sonore d’environ 100 décibels, alors que les niveaux attendus dans une zone résidentielle sont de l’ordre de 50 à 60 décibels au maximum. Face à ces différentes infractions, la mairie annonce qu’elle entend désormais passer de la sensibilisation à la sanction, conformément aux textes en vigueur, notamment pour les rejets d’eaux usées sur la voie publique.















