Au terme des 100 premiers jours du président Romuald Wadagni, Aimé Sebio porte un regard particulièrement favorable sur les premières orientations de la nouvelle gouvernance. Opérateur économique et acteur engagé dans la vie nationale, il salue notamment une gestion qu’il juge plus proche des préoccupations quotidiennes des Béninois. À ses yeux, les mesures prises dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et du pouvoir d’achat traduisent une volonté de placer davantage l’humain au cœur de l’action publique. La création d’un fonds d’un milliard de FCFA pour la prise en charge immédiate des urgences vitales, l’enveloppe de 10 milliards de FCFA destinée au raccordement des centres de santé à l’eau et à l’électricité, la gratuité de la scolarité pour les filles du secondaire public et le renforcement des cantines scolaires constituent, selon lui, des décisions aux impacts directs sur les familles béninoises.
Au-delà des mesures sociales, Aimé Sebio met également en avant la rigueur dans la gestion des finances publiques, qu’il considère comme une condition essentielle à la durabilité des politiques engagées. Il estime que le réajustement du budget à plus de 4 148 milliards de FCFA permet à l’État de respecter progressivement plusieurs engagements, notamment l’avancement automatique de 1 110 fonctionnaires, la régularisation de pensions de retraite et le paiement d’arriérés de salaires et de rappels aux agents contractuels et enseignants. Pour lui, cette dynamique traduit une gouvernance fondée davantage sur le travail, la sobriété et l’efficacité que sur les effets d’annonce. Il appelle toutefois les différents acteurs à la patience et à la responsabilité, estimant que les nombreux défis du pays ne peuvent être résolus simultanément, mais que la direction imprimée au cours de ces premiers mois demeure encourageante.
Très attentif au développement du sport béninois, Aimé Sebio salue par ailleurs le renouvellement de la confiance accordée à Benoît Dato à la tête du ministère des Sports. Il voit dans ce choix un gage de continuité et de stabilité pour un secteur qui nécessite, selon lui, une action durable. Tout en adressant ses encouragements aux Amazones qui défendent les couleurs nationales sur la scène internationale, l’entraîneur et acteur du monde sportif insiste sur l’urgence de moderniser les infrastructures sportives. Pour lui, le talent des jeunes Béninois ne pourra pleinement se transformer en performances internationales sans des installations modernes et adaptées. Au terme de cette première étape, Aimé Sebio estime ainsi que la dynamique enclenchée mérite d’être soutenue par l’ensemble des acteurs économiques et sociaux. « La méthode porte ses fruits », résume-t-il, tout en rappelant que le chemin reste encore long pour bâtir un Bénin fort, prospère et inclusif.















