À l’occasion de la Journée Africaine des Frontières célébrée ce dimanche 7 juin 2026, l’Association des Jeunes des Espaces Frontaliers du Bénin (AJEF-Bénin) a réaffirmé son engagement en faveur de la promotion de la paix, de l’intégration africaine et du développement des zones frontalières. C’est à travers un message adressé aux populations et aux décideurs. L’organisation invite à considérer les frontières non comme des lignes de séparation, mais comme de véritables espaces de coopération et de prospérité partagée.
Instituée par l’Union africaine, la Journée Africaine des Frontières vise à sensibiliser les États et les populations sur l’importance stratégique des espaces frontaliers dans la construction d’une Afrique intégrée, pacifique et prospère. Pour l’AJEF-Bénin, cette commémoration constitue une opportunité de mettre en lumière les réalités vécues par les communautés frontalières ainsi que leur contribution au développement national et régional.
Dans son message, le président national de l’AJEF-Bénin, Hospice Allognon, souligne que les communes frontalières béninoises occupent une place centrale dans les échanges économiques, la mobilité des populations et le rapprochement des peuples. Toutefois, ces territoires restent confrontés à plusieurs défis, notamment les questions de sécurité, la criminalité transfrontalière, les trafics illicites, le chômage des jeunes et les difficultés liées à la cohésion sociale.
Face à ces enjeux, l’AJEF-Bénin multiplie depuis plusieurs années les initiatives de sensibilisation, de mobilisation citoyenne et de plaidoyer. L’association œuvre notamment à renforcer l’implication des jeunes et des femmes dans la gouvernance des espaces frontaliers, tout en promouvant le dialogue interculturel et la coopération entre les communautés vivant de part et d’autre des frontières.
« La jeunesse frontalière est un acteur incontournable de l’intégration africaine. Nos frontières doivent être des laboratoires de coopération, des espaces de dialogue et des moteurs de développement », a déclaré Hospice Allognon.
L’organisation estime que les zones frontalières ne doivent plus être perçues comme des périphéries éloignées des centres de décision, mais comme des territoires stratégiques capables de stimuler le développement local et de renforcer l’intégration régionale. C’est dans cette perspective que l’AJEF-Bénin plaide pour davantage d’investissements dans les infrastructures, l’entrepreneuriat des jeunes, la formation professionnelle et les initiatives communautaires.
Profitant de cette journée commémorative, l’association lance également un appel aux partenaires techniques et financiers, aux organisations internationales, aux acteurs de la société civile ainsi qu’aux autorités locales et nationales. Elle les invite à soutenir les projets portés par les jeunes des espaces frontaliers et à accompagner les programmes de sensibilisation et de renforcement des capacités. Pour l’AJEF-Bénin, investir dans les espaces frontaliers revient à investir dans la stabilité, la paix et la prospérité de toute l’Afrique.














