À quelques heures du démarrage des épreuves du Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2026, la mairie de Parakou a achevé d’importants travaux de réhabilitation dans plusieurs établissements scolaires dont les infrastructures ont été endommagées par la pluie diluvienne du 17 mai dernier.
Les interventions ont concerné plusieurs écoles, notamment l’École primaire publique (Epp) de Baka, l’Epp Rose-Croix de Banikanni, le Collège d’enseignement général (Ceg) de Banikanni, dans le deuxième arrondissement, ainsi que les Epp Sntn et Wokodorou, dans le troisième arrondissement. Les travaux se sont intensifiés entre les 29 et 31 mai 2026 afin de respecter les délais avant le lancement des examens.
Le vendredi 29 mai, les équipes de charpentiers ont démarré les travaux à l’Epp de Baka, après avoir déjà effectué des réparations dans d’autres établissements touchés, notamment l’Epp Madina, l’Epp Ocbn, l’École de formation médico-sociale (Efms) et bien d’autres. Sur place, les ouvriers s’activaient à finaliser les travaux conformément aux instructions de l’autorité municipale, qui a insisté sur leur achèvement avant le début des compositions.
Après l’Epp de Baka, les travaux se sont poursuivis à l’Epp Sntn, tandis qu’une autre équipe intervenait simultanément au Ceg Banikanni le samedi 30 mai. Le dimanche 31 mai, les ouvriers ont poursuivi les réfections à l’Epp Wokodorou et à l’Epp Rose-Croix de Banikanni.
Grâce à ces interventions, les établissements sinistrés ont retrouvé des conditions d’accueil plus adaptées, permettant ainsi aux candidats d’aborder les examens dans un environnement plus serein.
Sur les différents sites, les responsables d’établissements, enseignants, apprenants et parents d’élèves ont salué la réactivité de l’administration municipale.
Élève en classe de troisième au Ceg Banikanni, Jules Houigla s’est réjoui de la réfection de la toiture du collège. « Avec ces dégâts, mes camarades de troisième et de terminale ne pouvaient plus suivre les cours dans leurs salles habituelles. Ils étaient contraints d’utiliser le laboratoire ou les salles informatiques. Je suis heureux qu’ils puissent désormais retrouver leurs classes », a-t-il déclaré. Il a toutefois exprimé le souhait de voir la mairie s’intéresser également à la clôture de l’établissement, partiellement effondrée.
Même satisfaction du côté du corps enseignant. Flash-Carmel Badokonon, professeur au Ceg Banikanni, a salué la promptitude de la mairie. « Je constate que les menuisiers sont à pied d’œuvre pour réparer la partie de la toiture emportée par la pluie », a-t-il confié.
À l’Epp Sntn, où l’inquiétude grandissait à l’approche du Cep, l’arrivée des équipes municipales a été accueillie avec soulagement. Président de l’Association des parents d’élèves de l’établissement, Abdoulaye Djibril Ali n’a pas caché sa satisfaction.
« En tant que premier responsable des parents d’élèves, j’étais très inquiet puisque notre école est un centre d’examen. Malgré les assurances reçues, nous ne voyions aucune intervention concrète. Heureusement, dans l’après-midi du vendredi 29 mai, nous avons été informés de l’arrivée des équipes de la mairie. Aujourd’hui, nous sommes rassurés. Nos enfants pourront composer dans la quiétude », a-t-il déclaré, tout en remerciant la municipalité pour sa diligence.
La directrice de l’Epp Sntn Groupe A, Wianso Gnon Kiarou, a également exprimé sa gratitude envers l’équipe municipale. Selon elle, les dégâts avaient considérablement perturbé le fonctionnement de l’école.
« Nous avons été contraints de répartir les apprenants des salles endommagées dans d’autres classes, ce qui a entraîné une augmentation des effectifs dans ces salles. C’est alors que nous avons adressé des correspondances à la mairie pour signaler la situation », a-t-elle expliqué.
Elle se réjouit aujourd’hui de la rapidité de la réaction municipale. « Nous sommes désormais soulagés. Nous nous demandions ce qui allait se passer à quelques jours des examens. Nous remercions sincèrement le maire et toute son équipe pour leur promptitude face à cette situation », a-t-elle conclu.




Anselme ORICHA














