L’université de Parakou abrite depuis ce Jeudi 28 mai 2026, la première édition du Festival du Livre de Parakou, FeLiPa en abrégé. C’est l’amphithéâtre B de ladite Université qui a servi de cadre à la cérémonie d’ouverture de la première édition du Festival des Livres de Parakou (FeLiPa). Porté par l’association Horizons Cultures, ce rendez-vous culturel de trois jours, soit du jeudi 28 mai au samedi 30 mai, fait du livre un vecteur de cohésion sociale et humaine. Ce festival a connu la présence du Secrétaire Général du préfet, Sanni Bio Baye, représentant le parrain de l’événement, le Ministre Djibril Mama Cissé Moussa, du Recteur de l’Université de Parakou, le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, du Directeur Général du FeLiPa, Francel Loko, de la Trésorière du comité d’organisation, Professeure Fanny Hounkponou Ahouingnan, ainsi que le président du comité d’organisation, Dr Armand Adjagbo et des professeurs, écrivains et des apprenants.
C’est une ambition longuement mûrie qui a finalement pris forme ce jeudi dans l’enceinte universitaire de Parakou. Le Directeur Général du FeLiPa l’a dit sans détour dans son allocution que le festival représente : « l’aboutissement d’un rêve longtemps porté, longtemps différé ». Derrière cet événement, des années de travail discret mené par des femmes et des hommes convaincus que la ville du Nord méritait un espace dédié à la création littéraire. En effet le thème retenu pour cette édition inaugurale « Le livre comme ciment du vivre ensemble» répond à la nécessité de la lecture, dans la culture et le dialogue.
D’emblée, la dimension nationale de cette initiative a été soulignée par le Secrétaire Général du préfet, Sanni Bio Baye, représentant le parrain. Il a rappelé que les industries culturelles et créatives occupent désormais une place centrale dans les stratégies de développement économique, et que la culture figure explicitement dans le programme d’action du chef de l’État. D’un autre point de vue, il a mis l’accent sur les faibles niveaux de compétence en lecture relevés chez les élèves de la sous-région, plaidant pour que la lecture devienne « un plaisir avant d’en faire une obligation ». Pour finir, il a assuré aux organisateurs,’accompagnement de l’État pour ancrer durablement le festival dans le paysage culturel béninois.
De son côté, le recteur de l’Up, le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, a rappelé pour sa part que l’institution universitaire est « par nature un espace de pensée critique, de dialogue, de rencontre et de culture ». Il a énuméré les lacunes en compréhension de l’écrit qui pénalisent de nombreux étudiants dès leur entrée dans l’enseignement supérieur, saluant le fait que le FeLiPa étende son action jusqu’aux collégiens et lycéens. Aux auteurs présents dans la salle, il a adressé un message de reconnaissance : « Votre rôle est immense. Chaque ligne est une fenêtre que vous ouvrez sur le monde. »
D’autres voix se sont succédé à la tribune pour enrichir le propos. Le Deuxième Adjoint au Maire de Parakou, Moustapha Orou Gankou, a confirmé l’engagement de la municipalité à soutenir l’événement sur le long terme. Le président d’honneur, le professeur Abel Assavedo, a exposé formule marquante : « Aucune grande civilisation ne s’est construite avec un esprit distrait », ajoutant qu’« un jeune qui lit développe une richesse qu’aucune crise économique ne peut lui voler ». Quant à l’ancien recteur de l’Up, le professeur Akpona, il a lancé un appel direct à la jeunesse : troquer les écrans contre les pages, car « le livre nourrit l’esprit ».
Par ailleurs, plusieurs activités sont au programme durant ces trois jours du festival. Il s’agit des ateliers d’écriture en langues locales, des cafés littéraires, tables rondes, expositions, spectacles poétiques et distinctions honorifiques.
Lancement réussi donc pour ce nouveau festival qui, dans une ambiance conviviale mêlant prestations artistiques et échanges, promet de devenir un véritable ciment du vivre ensemble à travers le livre. Grâce, à cet événement, les organisateurs nourrissent une ambition affichée : faire du FeLiPa un événement annuel de référence et positionner Parakou comme capitale littéraire du septentrion béninois.
O.K et A.O















