Au Liban, la trêve annoncée reste largement théorique. Dans le sud du pays, les habitants continuent de vivre au rythme des alertes, des évacuations et des frappes. Selon un reportage de RFI, la ville de Hasbaya, peuplée d’environ 10 000 habitants et majoritairement druze, est devenue un refuge pour de nombreuses familles déplacées. Située à proximité immédiate de la « ligne jaune », une bande territoriale de plusieurs kilomètres que Israël entend contrôler, la localité vit dans une inquiétude permanente. Malgré l’apparente accalmie, les bombardements israéliens se poursuivent, tandis que plusieurs villages du sud libanais continuent d’être détruits. Dans ce climat, les déplacés racontent une vie suspendue, dominée par la peur de devoir fuir à nouveau du jour au lendemain.
À cette angoisse quotidienne s’ajoute l’incertitude sur l’avenir. Les habitants de Hasbaya disent vivre avec le sentiment que le danger peut surgir à tout instant. De son côté, le Hezbollah poursuit également des attaques contre les forces israéliennes présentes au Liban, entretenant une tension qui empêche tout véritable retour à la normale. Dans cette région frontalière, les familles déplacées tentent de reconstruire un semblant de quotidien, mais l’espoir reste fragile. Entre peur, fatigue et attente, le sud du Liban demeure prisonnier d’un conflit dont l’issue paraît encore lointaine.















