À l’Université de Parakou, la salle polyvalente de l’IFSIO a servi de cadre, le vendredi 17 avril 2026, à la soutenance de thèse de Guy Hervé Tiéta Commissaire Divionnaire et Directeur départemental de la Police républicaine du Plateau. Devant un jury composé d’universitaires, de parents et d’amis, le candidat a brillamment défendu son travail intitulé « L’Appréhension de la criminalité familiale en Afrique de l’Ouest : le cas du Bénin ». À l’issue de cet exercice académique exigeant, il a été élevé au grade de docteur en droit pénal et sciences criminelles avec la mention très honorable, sous la présidence du professeur Rock David Gnahoui.
Dans son analyse, le désormais docteur met en lumière les mutations du cadre juridique béninois face aux infractions commises en milieu familial. S’inscrivant dans une dynamique ouest-africaine, son étude accorde une attention particulière au Bénin, marqué par des réformes législatives visant à mieux protéger les personnes vulnérables. Il dénonce notamment le poids du « tabou familial », qui empêche souvent la dénonciation de faits graves. Selon lui, de nombreuses infractions restent impunies parce qu’elles sont réglées dans le cercle familial, au détriment de la justice et des victimes. Son travail plaide ainsi pour un équilibre entre la préservation des liens familiaux et la nécessité de sanctionner les atteintes aux droits fondamentaux.
Porté par une volonté de sensibilisation, Guy Hervé Tiéta appelle à un changement de mentalités, invitant les citoyens à dénoncer les violences et abus commis au sein des familles. Il insiste sur la nécessité d’une réponse judiciaire adaptée, capable de sanctionner sévèrement les atteintes à la vie humaine tout en privilégiant, dans certains cas, des mécanismes de résolution favorisant la cohésion familiale. Encadré par le professeur Moktar Adamou, et avec la participation des enseignants Codjo Bienvenu Lassehin et Zeinabou Abdou Assane, ce travail de recherche se veut une contribution majeure à l’amélioration de la justice pénale et à la protection des droits au Bénin.
Source : Daabaru















