En Iran, le nom d’Ali Larijani circule avec insistance dans les cercles du pouvoir comme possible successeur du Guide suprême Ali Khamenei. Figure influente du régime, ancien président du Parlement et acteur clé des grandes décisions stratégiques, il s’est imposé au fil des années comme un homme de confiance du système. Présent au cœur des rouages sécuritaires et diplomatiques, Larijani est perçu comme un profil capable d’assurer une transition maîtrisée dans un contexte régional tendu et marqué par des pressions internationales persistantes. Toutefois, cette position en vue l’expose aussi aux rivalités internes et aux critiques des courants les plus conservateurs du régime.
Sa stature d’homme d’État expérimenté pourrait également en faire un interlocuteur crédible pour les puissances occidentales, notamment dans l’hypothèse d’un dialogue indirect avec les États-Unis, où le nom de Donald Trump reste associé à une politique de fermeté à l’égard de Téhéran. Mais cette double image – gardien du système et potentiel artisan d’ouverture – fragilise sa position dans un paysage politique iranien profondément fragmenté. Entre ambitions personnelles, équilibres institutionnels complexes et enjeux géopolitiques majeurs, la question de la succession d’Ali Khamenei demeure l’un des dossiers les plus sensibles et stratégiques de la République islamique.
Source : RFI















