Un tournant diplomatique semble se dessiner au Proche-Orient. Selon le gouvernement israélien, le projet final de la première phase de l’accord dit “Trump” a été signé ce jeudi matin en Égypte par les représentants du Hamas palestinien et de l’État d’Israël. Cette annonce intervient quelques heures après la déclaration du président américain Donald Trump, qui a salué un « accord historique » ouvrant la voie à la libération prochaine de tous les otages et au retrait progressif des troupes israéliennes jusqu’à une ligne convenue.
L’accord, fruit de longues négociations sous médiation américaine et égyptienne, ne prendra toutefois effet qu’après l’approbation formelle du gouvernement israélien, attendue dans la soirée. Selon le bureau du Premier ministre, le compte à rebours de 72 heures prévu pour le début du cessez-le-feu ne démarrera qu’après ce feu vert officiel. Cette étape cruciale devrait confirmer la mise en œuvre du plan de paix annoncé par Washington, qui promet d’être la première pierre d’une « paix solide, durable et éternelle » entre les deux camps.
Cependant, le terrain reste instable. Malgré l’annonce de l’accord, la Défense civile de Gaza a rapporté ce jeudi matin plusieurs frappes israéliennes dans le nord du territoire, notamment sur la ville de Gaza, suscitant de nouvelles inquiétudes sur la sincérité du cessez-le-feu. Ces violences contrastent avec l’optimisme affiché par les diplomates et soulignent les défis qui attendent la mise en œuvre effective de cet accord, censé marquer un pas décisif vers la fin d’un conflit vieux de plusieurs décennies.















