Le dossier de l’ancien Directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, connaît un nouveau tournant. Saisie d’un pourvoi en cassation introduit par ses avocats, la Cour suprême du Bénin a rendu sa décision ce jeudi 24 septembre 2026. La haute juridiction a ordonné le renvoi du dossier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), ouvrant ainsi la voie à une reprise des débats devant cette juridiction. Cette décision intervient après l’arrêt rendu le 19 mai 2026 par la chambre d’appel de la CRIET, qui avait retenu la compétence de la juridiction pour connaître de l’affaire.
Ce nouveau développement constitue une étape supplémentaire dans une procédure judiciaire engagée depuis novembre 2024. La défense de Louis Philippe Houndégnon avait saisi la Cour suprême pour contester notamment la décision de la chambre d’appel de la CRIET. Ses conseils soutenaient que les droits de leur client auraient été affectés au cours des différentes phases de la procédure. Selon Bip Radio, l’ancien patron de la Police nationale, détenu depuis le 13 novembre 2024, était représenté à l’audience par son avocat, Me Fidèle Abouta. Ce dernier a pris acte de la décision de la haute juridiction, tout en exprimant sa déception quant à l’issue du pourvoi.
Avec le renvoi prononcé par la Cour suprême, le dossier revient donc devant la CRIET, où les débats devront reprendre conformément à la décision rendue. Louis Philippe Houndégnon est poursuivi pour des faits qualifiés d’« incitation à la rébellion » et de « harcèlement par voie électronique », des accusations qui relèvent encore de la procédure judiciaire et sur lesquelles la juridiction compétente devra se prononcer. Ce nouveau rebondissement relance ainsi l’examen de cette affaire qui a déjà connu plusieurs étapes, depuis la première décision de la CRIET jusqu’à l’arrêt de sa chambre d’appel et, désormais, la décision de la Cour suprême.















