L’émotion était vive ce samedi 29 août 2026 au domicile de feu Grégoire Laourou, où le président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Cossi Dorothé Sossa, s’est rendu pour présenter ses condoléances à la famille de l’ancien argentier national, décédé le 25 août dernier à l’âge de 73 ans. Accompagné de son épouse et du Secrétaire général de la haute juridiction, le président Sossa a tenu à marquer, au nom de la Cour constitutionnelle, sa solidarité et sa profonde compassion envers les proches du disparu.
Au-delà du caractère officiel de cette démarche, sa présence témoignait surtout d’une volonté de partager personnellement la douleur d’une famille frappée par la disparition d’un ancien haut commis de l’État.
Cette disparition revêt en effet une dimension particulière pour le Professeur Sossa, qui a partagé avec Grégoire Laourou une importante période de l’histoire politique et administrative du Bénin. Au début des années 2000, sous le second mandat du Général Mathieu Kérékou, les deux hommes ont servi au sein du gouvernement entre 2002 et 2005. Alors que Grégoire Laourou avait la responsabilité des finances publiques et des relations avec les institutions de Bretton Woods, le Professeur Dorothé Sossa, à l’époque ministre de la Justice et Garde des Sceaux, conduisait les réformes judiciaires engagées pour renforcer la gouvernance et l’État de droit. Cette proximité professionnelle au sommet de l’État avait progressivement donné naissance à une relation fondée sur l’estime, la confiance et une profonde complicité, expliquant l’intensité de l’émotion ressentie par le président de la Cour constitutionnelle lors de cette visite.
Au terme de sa visite, le Professeur Cossi Dorothé Sossa a inscrit un message dans le livre de condoléances, au nom de la Cour constitutionnelle. Un geste symbolique à travers lequel il a salué la mémoire d’un homme dont la carrière aura été marquée par le service de l’État et le sens des responsabilités. À travers cet hommage, la haute juridiction a reconnu les qualités professionnelles et humaines de Grégoire Laourou, présenté comme un serviteur engagé du Bénin. Pour le Professeur Sossa, cette disparition représente ainsi bien plus que la perte d’un ancien collègue : elle marque le départ d’un compagnon de route avec lequel il avait partagé une période importante de son parcours au service de la République.















