Le sud du Liban fait face à une nouvelle menace qui vient s’ajouter aux violences persistantes dans la région : de vastes incendies ravagent plusieurs zones forestières, suscitant l’inquiétude des populations locales et des organisations engagées dans la protection de l’environnement. Ces dernières semaines, de nombreux départs de feu ont été signalés dans des secteurs déjà fortement fragilisés par les opérations militaires. La situation intervient alors que l’armée israélienne poursuit ses frappes dans le sud du pays. Selon les informations rapportées, les bombardements menés durant le week-end ont fait 11 morts, dont des enfants et leurs mères, accentuant davantage la tension et le traumatisme des habitants.
Au-delà des pertes humaines et des destructions matérielles, les habitants, des ONG et des membres de la sécurité civile dénoncent les conséquences environnementales des opérations militaires. Ils accusent notamment Israël de provoquer volontairement certains incendies afin de détruire les espaces boisés, les terres agricoles et les ressources naturelles, une stratégie qu’ils qualifient de « politique de la terre brûlée ». Ces accusations, qui portent sur l’impact des opérations israéliennes sur les forêts et les ressources en eau, interviennent dans un contexte de forte dégradation de l’environnement du sud-Liban. Face à la multiplication des incendies, les populations redoutent désormais que les dégâts écologiques ne viennent s’ajouter aux conséquences déjà lourdes du conflit et ne compromettent durablement les moyens de subsistance des communautés locales.















