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Indépendance : l’appel de l’imam El Habib Ibrahim dans un sermon

Nazirou Sidi Ali by Nazirou Sidi Ali
in A la une, Société
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Indépendance : l’appel de l’imam El Habib Ibrahim dans un sermon
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À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, Son Éminence l’imam Mohamed El Habib Ibrahim, de la Mosquée centrale de Zongo à Cotonou, invite à dépasser la seule dimension politique de l’accession à la souveraineté. Dans son message, il interroge la portée réelle de l’indépendance et appelle à une véritable émancipation des consciences, fondée sur la foi, la justice, le savoir, le travail, la responsabilité, l’unité nationale et le service du bien commun. Un appel fort à la construction d’un Bénin maître de son destin, qui ne se contente pas de célébrer son passé mais entend bâtir son avenir. Dans son serment, l’imam Mohamed El Habib Ibrahim livre ainsi sa vision de la véritable indépendance, « celle des territoires, des consciences, des cœurs et des âmes ».

LA VÉRITABLE INDÉPENDANCE : DE LA LIBÉRATION DES TERRITOIRES À L’ÉMANCIPATION DES CONSCIENCES

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Maître des peuples et des nations, Dispensateur de la puissance et de la dignité. C’est Lui qui affranchit les opprimés, secourt les faibles, renverse les tyrans et fait alterner les jours entre les peuples selon Sa sagesse infinie. Nous attestons qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, sans associé, Celui qui promet aux croyants la victoire, la sécurité et l’établissement sur la terre lorsqu’ils demeurent fidèles à Sa voie. Et nous attestons que notre maître Muḥammad ﷺ est Son serviteur et Son Messager, envoyé comme miséricorde pour l’humanité et guide de la véritable liberté : celle qui affranchit l’homme de toute servitude envers la créature pour le conduire à l’adoration exclusive du Créateur. Qu’Allah répande sur lui, sur sa famille, sur ses nobles Compagnons et sur tous ceux qui suivent son chemin jusqu’au Jour de la Rétribution Ses bénédictions les plus abondantes et Sa paix.

Ô serviteurs d’Allah ! Je vous exhorte, ainsi que moi-même, à craindre Allah comme Il se doit, car la piété est le rempart des croyants, la clé de toute réussite et le fondement de toute réforme. Allah, le Très-Haut, dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en pleine soumission. » (Âli ‘Imrân, 3:102).
Ô hommes ! Ô vous qui aimez votre patrie et aspirez à sa grandeur ! En ce jour où notre nation célèbre la Fête de l’Indépendance, rappelons-nous que l’Islam n’est pas venu abolir l’amour de la patrie, mais l’élever en le purifiant de tout égoïsme et en le mettant au service de la foi, de la justice, de la gratitude et du bien commun. Allah, le Très-Haut, a voulu que les hommes vivent en peuples et en nations afin qu’ils se connaissent, se complètent et rivalisent dans le bien. Il dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. » (Al-Ḥujurât, 49:13).
La grandeur d’une nation ne repose ni sur l’abondance de ses richesses, ni sur la solidité de ses institutions seulement ; elle repose avant tout sur des femmes et des hommes qui accomplissent avec fidélité la mission qu’Allah leur a confiée. C’est pourquoi le Prophète ﷺ a posé ce principe universel : « Chacun de vous est un berger, et chacun de vous est responsable de son troupeau. » (Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.)
Mais une question essentielle s’impose aujourd’hui à chacune de nos consciences : qu’est-ce que la véritable indépendance ? Suffit-il qu’une armée occupante se retire, qu’un drapeau flotte au sommet des édifices et qu’un hymne national retentisse pour qu’un peuple soit réellement libre ?

Non ! L’indépendance politique est une conquête précieuse ; elle n’est pourtant que le commencement d’une œuvre plus grande. La véritable indépendance naît lorsqu’un peuple devient maître de son avenir, accepte le décret d’Allah, éclaire son jugement par la sagesse, fonde ses choix sur la foi, la justice et le sens des responsabilités. Car une liberté que ne protègent ni les principes, ni les vertus, ni le savoir demeure fragile ; elle risque de s’effriter au premier souffle des épreuves.

C’est pourquoi Allah, le Très-Haut, nous rappelle cette loi immuable qui gouverne le destin des peuples : « En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple tant que celui-ci ne modifie pas ce qui est en lui-même. » (Ar-Ra’d, 13:11). Ce verset nous enseigne que toute renaissance commence dans les consciences avant d’apparaître dans les institutions. Les grandes transformations de l’histoire ne naissent pas d’abord des lois ou des discours ; elles prennent naissance dans les cœurs, se traduisent par les comportements, puis transforment les familles, les écoles, les administrations et la société tout entière.
L’indépendance politique ouvre une page nouvelle de l’histoire ; elle ne l’achève pas. Commence alors le plus vaste des chantiers : celui de la construction de l’homme, de la culture et de la civilisation. Car si les esprits demeurent prisonniers de la dépendance morale, intellectuelle ou culturelle, le départ du colonisateur ne suffit pas à rendre un peuple véritablement libre. Le Coran nous appelle ainsi à une liberté plus profonde encore lorsqu’il proclame : « …et que nul d’entre nous ne prenne d’autres hommes pour seigneurs en dehors d’Allah. » (Âli ‘Imrân, 3:64).

La véritable liberté commence lorsque l’homme refuse toute servitude qui avilit sa dignité : la servitude des passions, des intérêts, des idéologies, des modes ou de la peur. Une nation devient pleinement indépendante lorsqu’elle pense avec discernement, agit selon ses valeurs, s’ouvre au monde sans se renier et puise dans sa foi les principes qui éclairent son avenir. Comment prétendre à une indépendance accomplie si nos esprits demeurent prisonniers de l’imitation aveugle et si nous renonçons à la confiance en nos propres capacités ? La sagesse n’interdit pas d’apprendre des autres ; elle interdit seulement de s’oublier soi-même. Une nation forte accueille ce qui est utile, mais demeure fidèle à son identité, à ses principes et à sa vocation.

Ô serviteurs d’Allah ! L’indépendance véritable ne se limite pas à préserver les frontières d’un pays ; elle consiste avant tout à élever les consciences, à former des hommes et des femmes de principe, capables d’assumer leurs responsabilités devant Allah et devant leur nation. Une liberté qui ne s’accompagne ni de droiture, ni de savoir, ni d’effort demeure inachevée. C’est pourquoi Allah, le Très-Haut, rappelle à l’homme la noble mission pour laquelle Il l’a établi sur cette terre : « C’est Lui qui vous a créés de la terre et vous a confié la responsabilité de la mettre en valeur. » (Hûd, 11:61).

Ce verset est un véritable programme de civilisation. Il nous appelle à bâtir plutôt qu’à détruire, à produire plutôt qu’à dépendre, à créer plutôt qu’à imiter, à développer plutôt qu’à subir. Il nous enseigne que servir sa patrie par le travail honnête, la science utile, l’innovation et l’excellence fait partie des responsabilités que le croyant assume devant son Seigneur. Aujourd’hui, la grandeur d’une nation ne se mesure plus au bruit de ses discours, mais à la qualité de son éducation, à l’intégrité de ses institutions, à la compétence de ses artisans, à la créativité de ses chercheurs, au dévouement de ses enseignants, à la conscience professionnelle de ses travailleurs et à l’excellence avec laquelle chacun accomplit la mission qui lui est confiée. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Certes, Allah a prescrit l’excellence (al-Iḥsân) en toute chose. » (Rapporté par Muslim.) Et il a également dit : « Allah aime que, lorsque l’un de vous accomplit une œuvre, il l’accomplisse avec perfection. » (Rapporté par Abû Ya’lâ et At-Ṭabarânî. et authentifié par cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°1113 ) Ainsi, chaque acte accompli avec sincérité, compétence et excellence devient une pierre ajoutée à l’édifice de la véritable indépendance.
Ô jeunesse ! Ô espérance de notre nation ! L’indépendance ne s’hérite pas ; elle se mérite chaque jour. Elle ne se conserve ni par les slogans ni par les lamentations, mais par le savoir, le travail, le sens du devoir et l’esprit de sacrifice. Les nations qui ont marqué l’histoire ne sont pas nées de la résignation, mais d’une jeunesse qui a préféré l’action aux excuses, les réalisations aux promesses et l’effort à la facilité. Regardez la première génération de l’Islam. Zayd ibn Thâbit رضي الله عنه n’était encore qu’un jeune homme lorsque le Prophète ﷺ lui demanda d’apprendre la langue des Juifs afin de lire leur correspondance. En peu de temps, il la maîtrisa et devint l’un des scribes de la Révélation. Son intelligence devint un bienfait pour toute la communauté. Muṣʿab ibn ʿUmayr رضي الله عنه fut envoyé à Médine avant même l’Hégire.

Par sa sagesse, sa douceur et son enseignement du Coran, il prépara la cité qui allait devenir le cœur du premier État musulman. Usâma ibn Zayd رضي الله عنه n’avait pas encore vingt ans lorsque le Messager d’Allah ﷺ lui confia le commandement d’une armée où se trouvaient des Compagnons plus âgés que lui. Par ce choix, le Prophète ﷺ enseigna que la compétence, la confiance et le sens des responsabilités priment sur l’âge lorsque le bien de la communauté est en jeu. Voilà la jeunesse que l’Islam a façonnée : une jeunesse qui transformait le savoir en action, les responsabilités en réalisations et les difficultés en occasions de bâtir. C’est cette jeunesse qui donna naissance à une civilisation dont les lumières éclairèrent le monde durant des siècles.

C’est aussi cette jeunesse que notre pays attend aujourd’hui.
Ô musulmans ! En ce jour où nous commémorons l’indépendance de notre chère patrie, notre fidélité au passé ne consiste pas seulement à honorer nos héros ; elle consiste surtout à poursuivre l’œuvre qu’ils ont commencée. Nous évoquons avec respect et reconnaissance Bio Guera, dont le courage face à la domination coloniale demeure gravé dans notre mémoire nationale ; le roi Béhanzin, symbole de résistance et de dignité ; le roi Toffa Ier, dont le règne a profondément marqué l’histoire politique de notre pays ; Kaba, ainsi que tous ces hommes et toutes ces femmes, connus ou demeurés dans l’ombre, qui sacrifièrent leurs biens, leur sécurité et parfois leur vie afin que les générations futures puissent vivre libres. Ils ont écrit, chacun selon les responsabilités que lui imposait son époque, une page glorieuse de l’histoire de notre nation. À nous désormais d’écrire la nôtre. Non par les armes, mais par la droiture. Non par les discours, mais par les œuvres. Non par les divisions, mais par l’unité. Non par la recherche de nos intérêts particuliers, mais par le service du bien commun. Car la plus belle manière d’honorer ceux qui nous ont précédés est de transmettre à nos enfants une nation plus juste, plus instruite, plus prospère, plus unie et plus fidèle à ses valeurs que celle que nous avons reçue.
Ô serviteurs d’Allah ! Aucune nation ne peut préserver durablement sa force, sa stabilité et sa souveraineté si ses enfants se laissent diviser. Les appartenances ethniques, régionales, linguistiques, sociales ou politiques ne doivent jamais prévaloir sur la fraternité, la justice et l’intérêt supérieur de la nation. Les différences sont une richesse lorsqu’elles s’unissent autour des valeurs communes ; elles deviennent une faiblesse lorsqu’elles alimentent les rivalités, les exclusions et les fractures. C’est pourquoi Allah, le Très-Haut, lance à la communauté cet appel solennel : « Attachez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisés. » (Âli ‘Imrân, 3:103). Le Messager d’Allah ﷺ nous a également avertis : « Attachez-vous au groupe (al-jamâ’ah), car le loup ne dévore que la brebis isolée. » (rapporté par Abu Daoud , et jugé bon par cheikh Albani) Une nation unie est plus forte que les épreuves qui la frappent, plus grande que les divergences qui la traversent et plus résistante que les menaces qui l’entourent. Lorsque les cœurs s’unissent, les difficultés diminuent ; lorsque les volontés se rassemblent, les obstacles reculent ; lorsque chacun fait passer le bien commun avant ses intérêts particuliers, la nation avance avec confiance vers son avenir.
L’histoire nous enseigne qu’aucun peuple n’est véritablement vaincu par une force extérieure avant de s’être affaibli de l’intérieur. Lorsque la méfiance remplace la confiance, lorsque les ambitions personnelles prennent le pas sur l’intérêt général et lorsque les divisions l’emportent sur la fraternité, les fondements mêmes de la nation commencent à se fissurer.
Gardons-nous donc de toute parole qui attise les rancœurs, de tout discours qui sème la discorde et de tout comportement qui oppose les enfants d’une même patrie. À l’inverse, celui qui rapproche les cœurs, réconcilie les frères, apaise les différends et fait triompher la justice accomplit une œuvre noble auprès d’Allah et rend à sa nation l’un des plus grands services.

Car l’unité n’est pas seulement un idéal moral ; elle est une condition de la stabilité, du développement et de la prospérité. Préserver l’unité nationale dans le respect de la justice et des valeurs est l’une des plus hautes expressions de la véritable indépendance.
Ô serviteurs d’Allah ! À ce stade de notre réflexion, une responsabilité s’impose à chacun de nous, permettez-moi d’adresser, avec toute l’affection que nous portons à notre patrie, un appel sincère qui jaillit du cœur. Par la grâce d’Allah, notre pays jouit d’un climat de paix et de stabilité dont nous devons mesurer toute la valeur. Combien de peuples, à travers le monde, aspirent aujourd’hui à retrouver ce bienfait !

Préservons-le donc avec reconnaissance, vigilance et responsabilité. Mais la paix véritable ne consiste pas seulement en l’absence de conflits. Elle s’épanouit dans la justice, la confiance, la sécurité, le respect mutuel et l’espérance.
Quel sens aurait notre indépendance si certains de nos frères et de nos sœurs peinent encore à assurer le pain quotidien de leur famille ? Comment nos consciences pourraient-elles rester insensibles lorsque des parents supportent la faim afin de nourrir leurs enfants, lorsque des malades renoncent aux soins faute de moyens, lorsque des jeunes voient leurs espérances s’éteindre sous le poids des difficultés ?

Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « N’est pas véritablement croyant celui qui passe la nuit rassasié tandis que son voisin, à son côté, a faim, alors qu’il le sait. » Al-Bukhârî dans Al-Adab al-Mufrad (n° 112). Et authentifié par le cheikh al-Albânî
Le croyant ne détourne jamais son regard de la souffrance de son prochain. La force d’une nation ne se mesure pas seulement à ses infrastructures, à ses performances économiques ou à ses institutions ; elle se mesure aussi à la place qu’elle accorde aux plus faibles, aux plus pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux malades et à tous ceux qui attendent une main secourable.
Le Prophète ﷺ a dit : « Le croyant est, pour le croyant, comme un édifice dont les parties se soutiennent mutuellement. » (Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.) Et il a également dit : « Celui qui soulage un croyant d’une difficulté parmi les difficultés de ce monde, Allah le soulagera d’une difficulté parmi celles du Jour de la Résurrection. » (Rapporté par Muslim.)
Faisons donc de la solidarité une responsabilité, de la compassion une culture et de la fraternité une réalité quotidienne.
Ô vous à qui Allah a confié une responsabilité publique !

Souvenez-vous que toute autorité est un dépôt sacré (amânah), que tout pouvoir est une épreuve et que toute décision sera un jour soumise au jugement du Seigneur des mondes. Les fonctions passent. Les hommes se succèdent. Mais le dépôt sacré (amânah), lui, demeure. Quiconque reçoit une responsabilité reçoit en même temps un dépôt dont il répondra devant Allah, le Seigneur des mondes. Que chaque institution accomplisse donc avec loyauté la mission que la loi lui confie ; que chacun respecte les limites de ses compétences ; que les décisions soient constamment inspirées par la justice, la consultation sincère, la recherche du bien commun et le respect des équilibres qui garantissent la confiance des citoyens.
Les institutions sont véritablement fortes lorsqu’elles se complètent au lieu de se concurrencer, lorsqu’elles coopèrent au lieu de s’opposer, lorsqu’elles servent la nation avant de se servir elles-mêmes. Notre souhait n’est ni la polémique, ni la confrontation. Notre souhait est que le Bénin demeure, par la grâce d’Allah, un havre de paix, de concorde, de justice et de stabilité, où les divergences trouvent leur résolution dans le dialogue, la sagesse, le respect des lois et des institutions, afin que jamais les divisions ne viennent obscurcir l’espérance de notre peuple.

Ô Allah ! Fais du Bénin une terre de foi, de sécurité, de justice, de prospérité et de miséricorde. Préserve son unité, raffermis la fraternité entre ses fils et ses filles, éloigne de lui les dissensions apparentes et cachées, protège-le de toute injustice, de toute corruption, de toute violence et de toute épreuve. Ô Allah ! Guide nos dirigeants, inspire-leur la sagesse, la droiture, la clairvoyance et le sens de l’équité. Fais d’eux des serviteurs du bien commun, des protecteurs de la justice et des artisans de la concorde. Ô Allah ! Bénis les efforts de ceux qui travaillent avec honnêteté, ouvre à notre peuple les portes d’une subsistance licite, abondante et bénie, soulage les pauvres, assiste les nécessiteux, prends en charge les orphelins, guéris nos malades, accorde Ta miséricorde à nos défunts et répands Tes bénédictions sur notre pays. Ô Allah ! Accorde la paix et la sécurité à l’ensemble des pays musulmans. Soulage nos frères et nos sœurs en Palestine, raffermis-les dans l’épreuve, protège les opprimés où qu’ils se trouvent, fais triompher la justice sur l’injustice, la miséricorde sur la haine et la paix sur les conflits. Ô notre Seigneur !

Accorde-nous ici-bas une belle part, accorde-nous dans l’au-delà une belle part et préserve-nous du châtiment du Feu. Ô Allah ! Accepte nos œuvres, purifie nos intentions, fais de nous des artisans de réforme et non de corruption, des rassembleurs et non des diviseurs, des bâtisseurs et non des destructeurs. Fais que notre indépendance soit celle des territoires, des consciences, des cœurs et des âmes, afin que nous Te rencontrions en ayant servi notre religion, notre patrie et l’humanité. Ṣallū ʿalā an-Nabiyyi al-Karīm.

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