Le Bénin pourrait-il bientôt accueillir de nouveaux investissements du groupe Dangote ? La question prend une nouvelle dimension après l’audience accordée, ce mardi 28 juillet 2026 au Palais de la Marina, au milliardaire nigérian Aliko Dangote par le président de la République, Romuald Wadagni. Même si les détails précis des échanges n’ont pas été officiellement dévoilés, cette rencontre apparaît comme un signal particulièrement encourageant pour l’économie béninoise. Elle intervient dans un contexte où Cotonou cherche à attirer davantage de capitaux privés, notamment dans des secteurs capables de transformer durablement l’économie nationale. Pour le Bénin, revoir Aliko Dangote autour de la table des discussions économiques est loin d’être anodin : le patron du groupe Dangote est l’un des plus importants industriels africains et son groupe développe notamment des activités majeures dans le ciment, les engrais, l’énergie et les hydrocarbures.
Cette audience pourrait surtout marquer le début d’un nouveau chapitre dans les relations économiques entre le Bénin et l’un des hommes d’affaires les plus influents du continent. Ces dernières années, le groupe Dangote a accéléré ses investissements dans plusieurs pays africains, avec des projets de grande envergure dans l’industrie et les infrastructures. En juin 2026, le groupe annonçait encore des discussions avec les autorités tanzaniennes autour d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans les infrastructures, l’énergie et la production d’engrais. En Éthiopie, Dangote poursuit également un important projet industriel dans le secteur des fertilisants. Dans ce contexte, l’intérêt renouvelé pour le Bénin peut être perçu comme une opportunité à saisir. L’enjeu pour Cotonou ne serait donc pas simplement d’attirer le nom prestigieux de Dangote, mais de parvenir à faire émerger des projets concrets capables de créer des emplois, développer la transformation locale des matières premières, renforcer les capacités industrielles et accroître les échanges avec le Nigeria, premier voisin économique du Bénin.
Au-delà de la portée symbolique de cette rencontre, le véritable défi sera désormais de transformer les discussions en réalisations. Le Bénin dispose d’atouts importants pour séduire de grands investisseurs : sa proximité avec le marché nigérian, ses infrastructures en développement, son positionnement stratégique dans le commerce régional et les réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires. Une arrivée plus significative du groupe Dangote pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives dans des domaines aussi stratégiques que l’agro-industrie, les engrais, le ciment, l’énergie, la logistique ou encore la transformation industrielle. Pour le président Romuald Wadagni, l’audience du 28 juillet pourrait donc constituer bien plus qu’une simple rencontre avec un grand patron africain : elle peut être le point de départ d’une nouvelle dynamique d’investissements privés au Bénin. Si elle débouche sur des engagements fermes et des projets structurants, cette visite pourrait alors être considérée comme une excellente nouvelle pour l’économie béninoise et comme le signe que le pays entend désormais attirer davantage de grands capitaux africains pour accélérer sa transformation.















