Le Moyen-Orient est de nouveau plongé dans une grave escalade militaire. Dans la nuit du dimanche 12 juillet, la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre », une voie maritime stratégique par laquelle transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Les autorités américaines contestent toutefois cette annonce, affirmant que le détroit demeure ouvert à la navigation. Dans le même temps, Téhéran a revendiqué des frappes de missiles et de drones contre plusieurs cibles dans le Golfe, indiquant avoir visé deux navires dans le détroit d’Ormuz ainsi que la base militaire américaine d’Al-Udeid, au Qatar, faisant monter d’un cran les tensions dans la région.
En riposte, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené des frappes contre environ 140 cibles situées sur le territoire iranien. Cette nouvelle phase d’affrontements intervient alors que les espoirs d’un apaisement semblaient renaître après la signature d’un protocole d’accord de cessez-le-feu. Téhéran avait affirmé avoir respecté ses engagements, mais le président américain Donald Trump a déclaré que la trêve était désormais « terminée », tout en réaffirmant sa détermination à répondre avec fermeté à toute menace visant les intérêts américains.
Parallèlement à cette intensification des opérations militaires, les efforts diplomatiques se poursuivent sur d’autres fronts. Une délégation militaire américaine est arrivée à Beyrouth pour discuter avec l’armée libanaise des modalités de mise en œuvre du retrait israélien d’une des zones pilotes du sud du Liban. Alors que les regards de la communauté internationale restent tournés vers le détroit d’Ormuz, dont la stabilité est essentielle pour l’économie mondiale, cette nouvelle escalade entre Washington et Téhéran fait craindre un élargissement du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient, avec des conséquences potentiellement majeures sur la sécurité régionale et les marchés énergétiques.














