À l’occasion de ses 100 premiers jours à la tête de la mairie de Banikoara, le maire Bio Ali Sabi Goré était l’invité de la radio Sota FM de Malanville, le lundi 29 juin 2026. En ouverture de son intervention, il a exprimé sa gratitude à l’endroit de la station pour l’espace d’échange accordé ainsi qu’à l’ensemble des populations de Banikoara pour la confiance placée en son équipe. Revenant sur les premières actions engagées depuis son installation, l’autorité communale a réaffirmé que le développement des infrastructures demeure une priorité. Il a notamment insisté sur l’urgence de l’achèvement du tronçon Banikoara-Goumonri, maillon essentiel de la route cotonnière Banikoara-Djougou, ainsi que sur la nécessité d’accélérer la réalisation de la route Komparou-Founougo. Il a également évoqué les travaux de réfection des voies urbaines et rurales ainsi que les projets d’extension des réseaux de la SBEE et de la SONEB afin d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le maire a également présenté plusieurs réalisations déjà engagées au cours de ces cent premiers jours. Il a annoncé le démarrage des travaux de construction des bureaux des arrondissements de Kokibou et de Kokey, deux localités qui ne disposaient pas jusque-là d’infrastructures administratives adaptées. Dans le secteur de la santé, Bio Ali Sabi Goré a indiqué que des négociations avec un partenaire ont permis de doter l’hôpital de zone de Banikoara d’un important lot de matériels et d’équipements. En faveur de la jeunesse et de la cohésion sociale, plusieurs tournois sportifs ont été organisés. Sur le plan sécuritaire, une rencontre de concertation avec les responsables des forces de sécurité, en présence du préfet, a débouché sur des recommandations visant à mieux encadrer certaines activités susceptibles de troubler l’ordre public dans la commune.
Abordant les difficultés auxquelles son administration est confrontée, le maire a cité la lourdeur des procédures administratives, les retards dans l’exécution de certains chantiers ainsi que les contraintes financières. Il a notamment regretté que les ressources issues du fonds CDL, alimenté par une contribution de deux francs par kilogramme de coton produit, ne soient plus reversées à la commune depuis deux campagnes cotonnières. Selon lui, ces ressources sont indispensables pour financer les projets de développement et faciliter la mobilisation d’autres financements. Malgré ces obstacles, Bio Ali Sabi Goré s’est montré confiant quant à l’avenir de Banikoara. Il a assuré que son équipe poursuivra ses efforts pour accélérer le développement de la commune, tout en espérant la concrétisation des engagements annoncés en matière de bitumage et d’aménagement des infrastructures au profit des populations.















