Une vive inquiétude a gagné la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Parakou, samedi dernier, après une série de malaises survenus en plein cours. Selon les informations rapportées, sept étudiantes de première année ont successivement perdu connaissance devant leurs camarades, provoquant une interruption des activités académiques. Alertées dès le premier cas enregistré aux environs de 8 h 50, les autorités universitaires ont immédiatement organisé l’évacuation de la première victime vers le Centre hospitalier départemental de Parakou afin qu’elle bénéficie d’une prise en charge médicale appropriée. Alors que cette évacuation était en cours, d’autres étudiantes ont présenté les mêmes symptômes, accentuant la psychose au sein de l’amphithéâtre.
Interrogé sur les circonstances de l’incident, David Djigbé, président de l’Union nationale des étudiants de l’Université de Parakou (UNEUP), indique qu’aucune explication officielle n’a encore été avancée. Il estime toutefois que les premières observations ne permettent pas d’attribuer ces malaises à la chaleur ou à une surcharge de l’amphithéâtre. Selon lui, des dispositions avaient été prises cette année pour répartir les étudiants en plusieurs groupes afin d’améliorer les conditions d’apprentissage. Les étudiantes concernées fréquentent par ailleurs les cours depuis plusieurs mois, ce qui rend l’origine de ces malaises encore plus difficile à établir.
Le responsable estudiantin attire néanmoins l’attention sur le contexte académique particulièrement éprouvant que traversent les étudiants de première année.
Débutés depuis le 27 octobre, les enseignements se poursuivent encore à une période où les étudiants devraient normalement être en vacances ou dans l’attente de leurs résultats. Afin de rattraper les retards accumulés dans l’exécution des programmes, certains cours se seraient enchaînés de 7 heures à 19 heures, laissant peu de temps au repos. Une situation qui, selon lui, pourrait contribuer à une importante fatigue physique et mentale chez les apprenants.
Au-delà de cet épisode préoccupant, cette série de malaises remet sur la table la question des infrastructures universitaires. Le manque de salles de cours entraîne régulièrement des reports de séances et un allongement du calendrier académique.
À la suite de ces incidents, les autorités auraient décidé de suspendre les cours afin de permettre aux étudiants de récupérer avant les prochaines évaluations. David Djigbé appelle les autorités compétentes à accélérer la construction de nouveaux amphithéâtres à l’Université de Parakou et invite les étudiants à veiller à une bonne alimentation ainsi qu’à un repos suffisant en cette période de forte pression académique, dans l’attente des conclusions officielles sur les causes exactes de ces malaises.















