La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné l’ancien député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké, à cinq ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende de dix millions de francs CFA. Il était poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion par voie électronique ».
La décision de la juridiction spéciale intervient dans le cadre du dossier lié à la tentative présumée de déstabilisation du pouvoir survenue le 7 décembre dernier à Cotonou. Au cœur de l’affaire, un message publié dans un groupe WhatsApp par l’ex-parlementaire et interprété par les enquêteurs comme un soutien aux personnes soupçonnées d’être impliquées dans les faits.
Selon l’accusation, le message « c’est la fête » publié après les événements constituait un acte d’approbation des faits reprochés aux présumés auteurs de cette tentative de coup d’État.
Durant les audiences, les avocats de Soumaïla Sounon Boké ont soutenu qu’il s’agissait d’une erreur de manipulation. La défense a expliqué que le message était destiné à un autre groupe de discussion consacré à des festivités privées, sans aucun rapport avec les événements sécuritaires évoqués dans le dossier.
Des explications qui n’auront pas convaincu la juridiction. La CRIET a finalement retenu les charges portées contre l’ancien élu et prononcé sa condamnation en première instance.
L’ancien député dispose toutefois d’un délai de quinze jours pour interjeter appel de cette décision judiciaire.
Anselme ORICHA















