Le gouvernement béninois, à travers son porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji, a réagi ce mercredi 22 avril à l’arrestation de l’activiste Kémi Séba en Afrique du Sud. Dans une déclaration empreinte de retenue, il a lâché une formule imagée — « Le ciel fait nos palabres » — pour situer cette affaire dans une dimension à la fois politique et judiciaire. Selon lui, l’Exécutif béninois observe avec attention l’évolution de cette situation, tout en soulignant que les mécanismes légaux et diplomatiques sont en marche, notamment en ce qui concerne la procédure d’extradition engagée.
Dans son intervention, le porte-parole a insisté sur le respect strict des procédures judiciaires en vigueur. Il a rappelé que les institutions compétentes, notamment la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), à travers son procureur spécial, sont pleinement mobilisées pour traiter ce dossier. Le gouvernement, a-t-il précisé, se garde de toute ingérence, privilégiant une séparation claire des pouvoirs. Cette posture vise à garantir que l’affaire soit conduite dans un cadre légal, sans interférence politique, conformément aux principes de l’État de droit.
Par ailleurs, Wilfried Léandre Houngbédji est revenu sur les prises de position antérieures de Kémi Séba, évoquant des déclarations jugées graves par les autorités. Le gouvernement estime que la procédure en cours pourrait offrir à l’activiste l’opportunité de s’expliquer devant la justice béninoise. En filigrane, l’Exécutif affiche sa volonté de voir cette affaire se régler sur le terrain judiciaire, dans un climat de légalité et de responsabilité, laissant ainsi entrevoir un dénouement attendu dans les prochains jours ou semaines.















