À trois semaines du premier tour de la présidentielle du 12 avril 2026, la scène politique béninoise connaît un véritable tournant avec le ralliement de Chabi Yayi au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni. Cette décision, rendue publique dans une déclaration à Jeune Afrique, crée une onde de choc dans l’opinion, tant elle marque une rupture avec le positionnement antérieur de l’ancien cadre du parti Les Démocrates. Dans un contexte électoral déjà tendu, notamment face à Paul Hounkpè, ce ralliement inattendu vient redistribuer les cartes et pourrait influencer les dynamiques de vote dans plusieurs bastions politiques.
Pour justifier son choix, Chabi Yayi met en avant une approche qu’il qualifie de pragmatique, fondée sur une convergence de visions avec Romuald Wadagni. Il insiste sur une relation ancienne avec le candidat, qu’il décrit comme ouvert au dialogue et capable de transcender les clivages politiques. Ce positionnement tranche avec les lignes partisanes traditionnelles et envoie un signal fort en faveur d’une recomposition politique. Pour ses partisans, ce rapprochement pourrait renforcer la crédibilité d’une gouvernance axée sur l’efficacité et la concertation, au-delà des appartenances politiques classiques.
Au-delà de l’alliance électorale, cette décision pourrait contribuer à une évolution du climat politique national. En évoquant la nécessité d’une décrispation, notamment sur des dossiers sensibles comme ceux de Reckya Madougou et Joël Aïvo, Chabi Yayi se positionne comme un acteur de dialogue. Dans un pays marqué par des tensions politiques persistantes, ce geste pourrait ouvrir la voie à de nouvelles perspectives de réconciliation. À l’approche d’un scrutin décisif, ce repositionnement stratégique ne se limite donc pas à un simple soutien : il pourrait redéfinir les équilibres politiques et peser durablement sur l’avenir démocratique du Bénin.















