À l’approche de l’échéance présidentielle de 2026, quatre figures politiques du Borgou se retrouvent en première ligne dans l’architecture de campagne du duo Wadagni-Talata pour les 7ᵉ et 8ᵉ circonscriptions électorales. Les honorables Hermann Orou Takou, Tadjani Bani Chabi, Francis Koto Gbian et Raouf Sidi Cessi héritent d’un terrain politiquement sensible, longtemps considéré comme un bastion de l’opposition. Leur mission est claire : structurer, mobiliser et convaincre dans une zone où les rapports de force électoraux ont souvent échappé à la mouvance présidentielle.
Le premier défi qui s’impose à eux est celui du recensement et de la consolidation des tendances locales. Dans un Borgou marqué par des fidélités partisanes bien ancrées et une forte culture du vote identitaire et communautaire, il leur faudra bâtir une stratégie de proximité efficace. Cela suppose un travail de terrain soutenu, la relance des bases militantes, l’écoute des préoccupations sociales — chômage des jeunes, cherté de la vie, accès aux infrastructures — et surtout la capacité à transformer les hésitations en adhésions concrètes en faveur du duo Wadagni-Talata.
Au-delà de la simple animation politique, ces quatre leaders portent désormais l’image et l’ambition de la mouvance dans le septentrion. Qu’ils le veuillent ou non, ils sont devenus les têtes d’affiche locales d’un projet présidentiel qui devra faire ses preuves dans les urnes. La victoire dans le Borgou ne sera pas automatique ; elle exigera unité, discipline et résultats visibles sur le terrain. En 2026, leur leadership sera jugé à l’aune d’un seul indicateur : leur capacité à transformer un ancien fief de l’opposition en terre de conquête pour leur candidat.















