Un atelier de sensibilisation et de coproduction sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) a démarré ce mardi 10 février 2026 au siège de la Fédération des Radios Communautaires et Assimilées du Bénin (FeRCAB) à Parakou. Initiée par le partenariat entre l’Institut National de la Femme (INF) et la FeRCAB, cette rencontre de renforcement de capacités réunit 24 journalistes venus de presque tous les départements du Bénin. Prévu pour prendre fin le 13 février, l’atelier vise à outiller les professionnels des médias communautaires afin de faire de la radio un levier puissant de prévention, de protection et de changement de mentalités face aux VBG, jusque dans les hameaux les plus reculés du pays.
À l’ouverture des travaux, le Secrétaire exécutif de la FeRCAB, Cadnel Lévi Djivoh, a rappelé la place centrale du pôle Genre et Développement parmi les huit pôles climatiques de la Fédération. Il a salué la diversité linguistique et culturelle représentée par les participants, tout en soulignant la mission de proximité de la FeRCAB, engagée au service du développement à la base et de la professionnalisation de ses membres. Pendant ces trois jours, les journalistes bénéficieront de l’accompagnement d’experts consultants, notamment de l’INF, pour la création de contenus, la scénarisation et le montage audio. L’objectif affiché est clair : produire des micro-programmes radiophoniques percutants, capables de briser le silence autour des violences basées sur le genre et de promouvoir les droits et la protection des femmes.
Pour sa part, la Secrétaire exécutive de l’Institut National de la Femme, Flore Djinou, a insisté sur le rôle stratégique des radios communautaires, qui parlent la langue des populations et pénètrent les foyers. Elle a exhorté les journalistes à adopter un traitement éthique, humain et respectueux des victimes, refusant toute banalisation des violences. L’atelier ambitionne ainsi d’harmoniser les pratiques éditoriales, de produire des mini-programmes en langues nationales adaptés aux réalités locales et de poser les bases d’un réseau de journalistes sentinelles de l’INF. Convaincue que la lutte contre les VBG ne peut réussir sans des médias formés et engagés, l’INF attend de cette initiative des productions concrètes, mais surtout un changement durable des pratiques professionnelles au service de la dignité et des droits des femmes et des filles






















