Il n’y a jamais eu mieux que Adrien Houngbedji lui-même pour rappeler, avec la pointe d’humour qui sied, le souvenir de cette nuit du 19 au 20 mai 2015 où il reprit le perchoir du parlement pour la dernière fois. L’ambiance était suffocante, le score du vote aussi. Il ne l’avait emporté que d’une courte tête. 42 voix contre 41 pour son challenger.
Le décor a beaucoup évolué depuis. Hier, Joseph Djogbenou s’est enfin retrouvé là où il était attendu par beaucoup d’analystes depuis son départ de la cour constitutionnelle. Élu par la totalité des députés, il commence cette nouvelle aventure dans un grand confort politique. Il sait néanmoins que le plébiscite, dans le cas d’espèce, n’est pas un chèque en blanc.
Tiburce














