Cinq jours après le dramatique glissement de terrain survenu sur le site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, le bilan humain reste marqué par une grande incertitude. Selon les autorités locales de la République démocratique du Congo, l’éboulement aurait causé la mort d’au moins 200 personnes, principalement des creuseurs artisanaux et des riverains présents sur le site au moment du drame. Les opérations de secours demeurent difficiles en raison de l’ampleur des dégâts et de l’accessibilité limitée de la zone touchée.
De son côté, la société civile locale avance un bilan beaucoup plus lourd, estimant que le nombre de victimes pourrait avoisiner les 400 morts, plusieurs corps restant ensevelis sous les décombres. Cette divergence dans les chiffres illustre la complexité de l’évaluation sur le terrain, dans une région déjà fragilisée par l’insécurité et l’exploitation minière artisanale. En attendant une confirmation officielle, le drame de Rubaya relance le débat sur la sécurité des sites miniers et la protection des populations exposées à des risques naturels majeurs.














