Le parti Les Démocrates est monté au créneau après l’interpellation de son vice-président, Alassani Tigri, survenue dans des circonstances qu’il juge préoccupantes. Selon le communiqué officiel, l’intéressé revenait d’un centre de santé de Cotonou, où il avait reçu des soins, lorsqu’un dispositif policier serait intervenu à son domicile. L’interpellation se serait déroulée en présence de membres de sa famille, un détail que le parti met en avant pour souligner le caractère sensible et humain de la situation.
Les Démocrates réfutent par ailleurs les informations faisant état de convocations préalables restées sans réponse. La formation politique affirme qu’aucune convocation régulière n’a été notifiée à Alassani Tigri, ni à son domicile ni par un canal officiel reconnu. Le jeudi 29 janvier 2026, le vice-président du parti a été présenté à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’issue de son audition, il a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une enquête portant sur des faits qualifiés de « complot contre la sûreté de l’État », en lien avec les événements survenus le 7 décembre 2025 à Cotonou.
Dans sa réaction, le parti Les Démocrates a tenu à rappeler sa ligne politique, fondée sur le rejet de toute prise de pouvoir par la force et le respect de l’ordre constitutionnel. Il souligne qu’Alassani Tigri aurait lui-même condamné publiquement toute tentative de déstabilisation institutionnelle à la suite des faits évoqués. Insistant sur le principe de la responsabilité pénale individuelle, le parti estime que les liens familiaux ou relationnels ne sauraient constituer une preuve de culpabilité. Tout en appelant ses militants et sympathisants au calme et à la retenue, Les Démocrates expriment l’espoir que la procédure se déroule dans le strict respect de l’État de droit et aboutisse à la relaxe de leur vice-président, dont l’état de santé est jugé préoccupant.















