Décédée ce mardi 27 janvier 2026, la cinéaste et actrice sénégalaise Halima Gadji, mondialement connue pour son rôle de Marème dans la série à succès La maîtresse d’un homme marié, laisse derrière elle bien plus qu’une carrière brillante. Quelques semaines avant sa disparition, une vidéo publiée sur son compte TikTok avait marqué les esprits. Face à un acte qu’elle qualifiait de malveillant — des œufs cassés devant sa voiture — l’actrice livrait un message à la fois cru, lucide et profondément spirituel, devenu aujourd’hui troublant à la lumière de son décès.
Dans cette sortie spontanée, Halima Gadji dénonçait avec ironie et fermeté ce qu’elle percevait comme une attaque mystique, évoquant sans détour la sorcellerie et le maraboutage, réalités encore très présentes dans les imaginaires collectifs en Afrique de l’Ouest. Avec son franc-parler légendaire, elle opposait à la méchanceté humaine une force intérieure inébranlable, rappelant que l’énergie négative se retourne toujours contre son auteur. Loin de la peur, elle exprimait presque de la compassion pour celui ou celle qu’elle accusait, préférant la prière à la vengeance.
Mais au-delà de l’anecdote, cette vidéo résonne aujourd’hui comme un testament moral. Halima Gadji y affirmait vivre uniquement par la grâce de Dieu, plaçant sa foi au-dessus de toute manœuvre obscure. Un message de résilience, de dignité et de confiance spirituelle, qui prend une dimension particulière après sa disparition brutale. Marème s’en est allée, mais ses mots, eux, continuent de parler : un appel à la foi, à la retenue et à l’humanité, dans un monde qu’elle savait parfois dur, mais qu’elle n’a jamais cessé d’affronter debout.














