Trois jours après la mort d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans abattu par des agents de la police aux frontières à Minneapolis, l’affaire a provoqué une vague de réactions politiques sans précédent à Washington. Le drame, survenu dans le cadre des opérations d’immigration fédérales et filmé par des témoins, a suscitée une condamnation violente de la part de nombreux élus démocrates, qui dénoncent une utilisation excessive de la force et menacent de bloquer le financement du Department of Homeland Security (DHS) si l’on maintient les crédits des agences de maintien de l’ordre fédérales. Plusieurs sénateurs démocrates ont en outre appelé à des sanctions contre la Secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, et certains évoquent même des démarches pour une procédure de destitution si des comptes ne sont pas rendus de manière transparente.
Du côté républicain, l’incident a également créé des fractures politiques, certains élus demandant une enquête indépendante pour clarifier les circonstances de la mort de Pretti et rétablir la confiance dans les forces de l’ordre fédérales. D’autres républicains se sont montrés critiques envers l’administration pour sa gestion de l’information et son refus initial de coopérer pleinement avec les autorités locales du Minnesota, soulignant la nécessité d’un examen approfondi pour apaiser les tensions et éviter un shutdown à l’approche du vote sur le budget fédéral. Face à cette pression bipartite, l’exécutif est contraint de gérer une crise politique nationale qui bouscule l’agenda législatif et ravive le débat sur le rôle et les pratiques des agences d’immigration aux États-Unis.
Source : RFI














