Les élections communales de janvier 2026 auront définitivement consacré le Bloc Républicain comme la première force politique du département du Borgou. Dans un scrutin marqué par une participation relativement faible de 36,67 %, le parti au cheval blanc s’est imposé avec autorité dans l’ensemble des communes stratégiques de la région, reléguant l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) au rang de challenger constant mais dominé. De Parakou aux communes rurales, la nouvelle carte politique du Borgou affiche sans équivoque la couleur du BR.
À Parakou, véritable poumon politique et économique du département, le Bloc Républicain confirme son implantation historique en décrochant 20 sièges contre 13 pour l’UP-R. Une victoire nette qui consolide son leadership municipal, même si l’UP-R maintient une présence non négligeable dans plusieurs quartiers de la ville, signe d’un duel électoral toujours animé. Dans le reste du Borgou, la dynamique reste favorable au BR : à Bembéréké (14 contre 11), Kalalé (15 contre 14), N’Dali (13 contre 12), Nikki (17 contre 12), Pèrèrè (11 contre 8), Sinendé (10 contre 9) et surtout Tchaourou où le BR écrase la concurrence avec 24 élus contre 13. Une moisson électorale qui offre au parti un contrôle quasi total du département.
Au plan national, la bataille entre les deux grandes formations est restée serrée. Si le BR conserve des positions solides à Banikoara, Porto-Novo, Lokossa ou Natitingou, l’UP-R s’impose dans plusieurs bastions du Sud et du Nord, notamment à Kandi, Malanville, Bohicon et Abomey. Au terme du scrutin, l’équilibre est presque parfait : 39 communes pour l’UP-R contre 38 pour le Bloc Républicain. Mais dans le Borgou, épicentre politique du Nord, le message est clair : le BR sort grand vainqueur et s’affirme plus que jamais comme l’acteur incontournable de la gouvernance locale.















