La commune de Parakou vient d’enregistrer un nouveau drame de la circulation, tristement semblable à tant d’autres sur l’axe inter-États Cotonou–Malanville. Ce mardi 20 janvier 2026, aux environs de 17 heures, un écolier en tenue kaki a été mortellement fauché par un véhicule à sa sortie de l’EPP Kpassa-Gambou. L’enfant est décédé sur le coup, devant la ferme de l’honorable Issa Salifou, à quelques mètres seulement de son établissement scolaire implanté au bord du goudron. Une scène insoutenable qui replonge les populations dans la douleur et ravive l’indignation face à une série noire devenue presque banale.
Depuis plusieurs années, ce tronçon est connu comme un véritable point noir de l’insécurité routière. La proximité immédiate de l’école primaire avec une route inter-États à fort trafic expose quotidiennement des centaines d’enfants à des dangers extrêmes. Chaque rentrée scolaire, les mêmes alertes sont lancées, les mêmes promesses entendues, mais les accidents continuent de faucher des vies innocentes. Certes, les autorités rappelleront que cette voie relève d’un corridor international stratégique, mais cela peut-il justifier que des écoliers paient de leur vie l’absence de mesures de protection adaptées ?
La tragédie de ce mardi pose avec acuité la question des responsabilités et surtout de l’urgence d’agir. Installation de ralentisseurs, passages piétons visibles, feux tricolores, clôture de l’école, présence permanente d’agents de sécurité routière aux heures d’entrée et de sortie des classes : les solutions existent et sont connues. Ce qui manque, c’est une décision ferme et rapide pour stopper cette hémorragie annuelle. À Kpassa-Gambou, la route ne doit plus être un cimetière d’enfants. Il est temps que les autorités nationales et communales prennent des précautions concrètes avant que d’autres familles ne soient, à leur tour, plongées dans le deuil.
















