Le régime iranien a affirmé mercredi 14 janvier « contrôler totalement » la situation intérieure, alors que le pays est secoué depuis plusieurs semaines par un vaste mouvement de contestation. À Téhéran, des milliers de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de plus de cent membres des forces de sécurité et autres personnes qualifiées de « martyrs » par les autorités, tuées lors des manifestations entamées le 28 décembre. Dans le même temps, le pouvoir a renforcé les restrictions, coupant l’accès à Internet et aux réseaux téléphoniques afin de limiter la circulation des images et des informations liées aux protestations.
Sur le plan international, la crise prend une dimension plus inquiétante. Les autorités iraniennes ont averti qu’elles étaient « prêtes à riposter » à toute attaque américaine ou israélienne, accusant leurs adversaires d’alimenter la contestation intérieure. Ces déclarations interviennent alors que l’ancien président américain Donald Trump a publiquement encouragé les manifestants à poursuivre leur mouvement jusqu’au renversement des autorités, promettant sur son réseau Truth Social que « l’aide était en route » et menaçant d’agir « de manière très forte » en cas d’exécutions de protestataires.
La répression, elle, continue de susciter une vive inquiétude au sein de la communauté internationale. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 3 428 manifestants auraient été tués depuis le début du mouvement, avec plus de 10 000 arrestations recensées, un bilan qui pourrait encore s’alourdir. Par mesure de précaution, Washington a annoncé le retrait d’une partie du personnel de sa base militaire au Qatar, ciblée l’an dernier par Téhéran. Entre démonstration de force interne et avertissements à l’étranger, l’Iran reste plongé dans une crise aux répercussions régionales et internationales majeures.















