La défaite du Real Madrid face au FC Barcelone (3-2), dimanche dernier en Supercoupe d’Espagne, a laissé des traces profondes du côté de la Maison Blanche. Battu dans un Clasico haletant mais révélateur de larges insuffisances tactiques, le Real n’a pas su contenir la maîtrise collective et la vivacité offensive des Blaugrana. Cette nouvelle « correction » infligée par le Barça a ravivé un vieux mal madrilène : l’incapacité persistante à trouver la bonne équation face à l’éternel rival. Dans ce contexte électrique, la pression est devenue insoutenable pour Xabi Alonso, désormais poussé vers la sortie.
Arrivé avec l’étiquette de jeune entraîneur prometteur, Xabi Alonso n’aura finalement pas résisté à l’exigence extrême du banc madrilène. Après Carlo Ancelotti, c’est un autre technicien qui échoue à enrayer la domination barcelonaise dans les rendez-vous décisifs. Malgré quelques séquences de jeu séduisantes et une volonté affirmée d’imposer une nouvelle identité, Alonso paie cher les résultats face au Barça, jugés insuffisants par la direction et les supporters. Le Clasico perdu en Supercoupe aura ainsi servi de point de rupture, accélérant une décision déjà en gestation dans les couloirs du Santiago Bernabéu.
Pour lui succéder, le Real Madrid a fait le choix de la continuité maison en confiant l’équipe première à Álvaro Arbeloa. Ancien latéral droit emblématique du club, fort de 238 matchs sous le maillot merengue, Arbeloa connaît parfaitement l’ADN du Real. Après avoir fait ses preuves à la tête des équipes de jeunes, il se voit désormais confier une mission à haut risque : redonner de la solidité au Real et surtout trouver, enfin, la clé pour rivaliser avec le FC Barcelone. Après Ancelotti, après Alonso, c’est maintenant Arbeloa qui se retrouve à l’épreuve du feu, face à un Barça plus que jamais bourreau des entraîneurs madrilènes.
















