Le Conseil constitutionnel ivoirien a rendu publique la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle d’octobre 2025. Cinq personnalités sont en lice : le président sortant Alassane Ouattara, en quête d’un quatrième mandat, Simone Ehivet, ancienne première dame, Henriette Lagou, ex-ministre et candidate en 2015, Jean-Louis Billon, porté par le Congrès démocratique, et enfin Ahoua Don Mello, membre du PPA-CI mais désavoué par son parti. Cette configuration marque une singularité : la présence de deux femmes dans une compétition longtemps dominée par les hommes.
Cette annonce s’accompagne de lourds rejets qui redessinent totalement le paysage politique. Les candidatures de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam ont été invalidées, le premier pour sa radiation de la liste électorale depuis 2020, le second pour des raisons administratives liées à sa nationalité au moment de son enrôlement. « Il faut avoir la qualité d’électeur et être régulièrement inscrit », a rappelé Chantal Camara, présidente du Conseil constitutionnel, qui a également rejeté toutes les motions introduites par leurs partis. Le cas de Pascal Affi N’Guessan, leader du FPI, n’a pas échappé à cette vague : son dossier a été rejeté pour insuffisance de parrainages valides.
À ce stade, plus aucun recours n’est possible pour les candidats recalés, ce qui place les deux principaux partis d’opposition, le PDCI et le PPA-CI, hors de la course. N’ayant pas anticipé de plan B, ils se retrouvent sans représentant à cette élection capitale, laissant le terrain largement ouvert au président sortant et aux autres challengers retenus. Dans un contexte politique marqué par les tensions et la recomposition des alliances, le scrutin d’octobre s’annonce décisif pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire.















