Les femmes de Parakou, venues de divers horizons professionnels, ont célébré en différé, ce samedi 21 mars 2026, la Journée internationale des droits des femmes. À l’initiative du jeune leader Bilal Yacoubou, elles se sont réunies à l’École de formation médico-sociale de Parakou pour échanger sur leur avenir.
Cette initiative, portée par Bilal Yacoubou, vise à « remettre la femme au cœur de la société », a souligné Abdoul Akim Sarè, son représentant. Selon lui, l’initiateur a tenu, malgré la célébration déjà passée, à « témoigner à ces braves dames de la commune de Parakou combien il les porte dans son cœur ». Le choix de la cible n’est d’ailleurs pas anodin. Au regard de leur poids démographique, les femmes constituent un vecteur essentiel de communication. « Si vous avez un message à faire passer et que vous avez la caution des femmes, soyez rassuré à plus de 50 % que votre message passera », a-t-il fait savoir.
La célébration a connu la participation de femmes issues de différentes couches sociales, notamment des fonctionnaires de la Direction des enseignements secondaires techniques et de la formation professionnelle du Borgou, des commerçantes ainsi que des jeunes filles de diverses corporations. Au cœur des échanges figuraient deux communications : l’une présentée par la directrice des Affaires sociales et de la Microfinance, Kpoteina Noma Seteyi, et l’autre par le directeur départemental des Enseignements secondaires techniques et de la Formation professionnelle du Borgou, Mahoutin Antonin Djossou.
La première communication s’est focalisée sur le droit de vote des femmes. La communicatrice a expliqué aux participantes les enjeux liés à l’exercice de ce droit, notamment dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes de s’impliquer activement dans le processus électoral. « Les femmes ont besoin de reconnaissance. Elles ont besoin que l’on sache aujourd’hui qu’elles sont en train d’évoluer », a-t-elle déclaré. Elle a salué l’initiative de Bilal Yacoubou, qui contribue à valoriser le rôle des femmes dans le processus électoral.
Selon Kpoteina Noma Seteyi, les femmes aspirent aujourd’hui au leadership, et cela doit commencer quelque part. Elle a également relevé la richesse des échanges et l’engagement des participantes. Elle a invité ces dernières à devenir des ambassadrices auprès de leurs proches, notamment leurs progénitures en âge de voter, afin de les sensibiliser à l’importance du vote. « Lorsque vous ne sortez pas pour voter, d’autres le font à votre place, et vous subissez leurs choix », a-t-elle expliqué, avant de lancer un appel : « Chères femmes béninoises, chères femmes parakoises, le 12 avril prochain est un jour décisif. Sortons massivement pour accomplir notre devoir civique ».
De son côté, le directeur départemental Mahoutin Antonin Djossou a axé sa communication sur les conditions de vie des femmes à travers le thème : « Les conflits dans les foyers : causes et mécanismes de résolution ». Pour lui, l’initiateur « a vu juste ». « Si la maison n’est pas en paix, les femmes ne peuvent pas donner le meilleur d’elles-mêmes, où qu’elles se trouvent », a-t-il affirmé. Il a précisé que les conflits conjugaux impliquent aussi bien les hommes que les femmes, avant de présenter quelques causes et pistes de résolution, insistant sur la nécessité de privilégier le dialogue au sein du couple.
Le communicateur a également souligné l’impact négatif des conflits familiaux sur l’éducation des enfants. Il s’est réjoui de l’intérêt manifesté par les participantes, qui ont activement pris part aux échanges.
Au terme de la rencontre, participantes et communicateurs ont unanimement salué l’initiative de Bilal Yacoubou. Elles se sont engagées à devenir des relais de sensibilisation dans leurs milieux respectifs afin de promouvoir une forte participation au scrutin présidentiel du 12 avril 2026.











Anselme ORICHA














