Le conflit au Moyen-Orient a franchi un seuil critique les 28 février et 1er mars avec des frappes conjointes d’Israël et des États-Unis visant la capitale iranienne, Téhéran. Dans la soirée de samedi, le président américain Donald Trump a annoncé la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, une information confirmée quelques heures plus tard par la télévision d’État iranienne. La République islamique a décrété quarante jours de deuil national et sept jours fériés. Les médias officiels ont également fait état du décès de quatre autres hauts responsables, accentuant le choc politique au sommet de l’État iranien.
Dans la foulée, les Gardiens de la révolution ont promis « l’offensive la plus féroce de l’histoire des forces armées de la République islamique d’Iran ». Un triumvirat provisoire a été désigné pour assurer la transition, composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution. Sur le plan militaire, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé la mort de trois soldats américains et plusieurs blessés graves, premières pertes américaines officiellement reconnues depuis le début des hostilités. De son côté, l’armée israélienne a décidé de mobiliser 100 000 réservistes afin de renforcer son niveau de préparation sur différents fronts.
L’onde de choc dépasse désormais le théâtre irano-israélien. Les dirigeants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont déclaré être prêts à engager des « actions défensives proportionnées » pour neutraliser les capacités balistiques iraniennes. Pour la première fois depuis le début des frappes, le Hezbollah libanais est intervenu en tirant drones et missiles contre Israël. En représailles, l’aviation israélienne a bombardé des positions du mouvement au Liban dans la nuit du 1er au 2 mars, faisant craindre un embrasement régional d’ampleur et une recomposition géopolitique majeure au Moyen-Orient.
Source : RFI














