La justice hong-kongaise a condamné Jimmy Lai, ex-magnat de la presse prodémocratie, à une peine totale de 20 ans de prison, près de deux mois après l’avoir reconnu coupable de collusion avec des forces étrangères et de publication séditieuse. Figure emblématique de la contestation à Hong Kong et fondateur du journal Apple Daily, aujourd’hui disparu, l’homme d’affaires paie ainsi le prix fort de son engagement politique, dans un contexte de durcissement marqué de l’appareil judiciaire depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale.
Cette condamnation, prononcée malgré les pressions répétées de la communauté internationale, a suscité une vague d’indignation. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une peine assimilable à un « arrêt de mort politique », y voyant une attaque frontale contre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Pour ces acteurs, le sort réservé à Jimmy Lai illustre le recul des libertés à Hong Kong et envoie un message dissuasif à toute voix critique du pouvoir, bien au-delà des frontières de l’ancienne colonie britannique.















