Les États-Unis et l’Iran ont entamé ce jeudi 6 février à Oman une nouvelle phase de négociations diplomatiques dans un climat international marqué par de fortes tensions géopolitiques. Ces discussions, facilitées par la médiation omanaise, interviennent alors que les relations entre les deux pays demeurent profondément dégradées depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et la reprise progressive des activités sensibles de Téhéran. Pour les autorités iraniennes, le cadre des pourparlers est clair : les échanges devront se limiter exclusivement à la question du programme nucléaire, sans élargissement à d’autres dossiers régionaux ou militaires.
Du côté de Washington, si la voie diplomatique est officiellement privilégiée, le ton reste ferme. L’administration américaine continue de brandir la menace de mesures coercitives, y compris militaires, en cas d’échec des discussions ou de non-respect des engagements attendus de la part de l’Iran. Cette posture entretient une atmosphère de méfiance autour des négociations, dont l’issue pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité du Moyen-Orient et sur l’équilibre sécuritaire international. Alors que la communauté internationale observe ces échanges avec attention, les pourparlers d’Oman apparaissent comme une tentative cruciale de désescalade, mais dont les marges de manœuvre restent étroites.















