L’administration du président Donald Trump se retrouve sur la défensive après la mort dimanche 25 janvier d’Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, tué la veille à Minneapolis par des agents fédéraux de l’immigration lors d’une manifestation contre les opérations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Cet incident intervient dans un contexte de tensions croissantes entre autorités locales et fédérales, alors que la ville du Minnesota est secouée depuis plusieurs semaines par des protestations contre la présence et les méthodes des agents de l’ICE. La mort de Pretti — qui suit celle de Renee Good, une autre civile abattue par un agent fédéral plus tôt en janvier — a déclenché une vague d’indignation populaire et politique, avec des rassemblements en hommage à l’infirmier et des critiques virulentes adressées à l’administration Trump pour sa politique d’application de l’immigration.
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre, exacerbant la pression sur le gouvernement fédéral. Des élus démocrates, des dirigeants locaux, ainsi que des organisations syndicales ont condamné l’événement, appelant à des enquêtes transparentes et à des réformes dans la gestion des forces fédérales à Minneapolis. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a demandé le retrait des agents fédéraux du territoire, dénonçant ce qu’il considère comme un excès de force injustifié, tandis que la famille d’Alex Pretti et des témoins contestent la version officielle selon laquelle il aurait représenté une menace armée. Ce drame relance ainsi le débat sur la légitimité et les limites des interventions fédérales dans un climat de crise sociale, juridique et politique aux États-Unis.















