Le 2 avril 2025, Jonathan Whittall, responsable du Bureau des opérations humanitaires de l’ONU (Ocha) dans les territoires palestiniens, a dénoncé les attaques israéliennes contre des secouristes à Gaza, qualifiant la situation de « guerre sans limite ». Ces propos font suite à la découverte de 15 secouristes tués dans une « fosse commune » à Rafah, un incident tragique qui a choqué la communauté internationale. Parmi les victimes, huit membres du Croissant-Rouge palestinien et un employé de l’ONU ont été retrouvés dans des conditions dramatiques, toujours dans leurs uniformes de secours, tués alors qu’ils tentaient de sauver des vies.
Cette attaque fait partie d’une série de frappes israéliennes qui ont ciblé des ambulances et des équipes de secours. Selon Whittall, les forces israéliennes ont délibérément visé ces véhicules, causant une série de pertes humaines dans les rangs des travailleurs humanitaires. Ce massacre intervient après la mort de nombreux secouristes dans la région, portant à plus de 400 le nombre d’humanitaires tués depuis le 7 octobre 2023, selon les estimations de l’ONU. Ces attaques ont non seulement aggravé la crise humanitaire à Gaza, mais elles ont également soulevé de vives inquiétudes quant au respect du droit international humanitaire.
Face à cette situation, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa consternation, appelant à une enquête indépendante et rigoureuse sur ces attaques ciblées contre les humanitaires. Dans un contexte de violences croissantes, Whittall a insisté sur le fait que la guerre menée à Gaza défiait toute logique morale et légale. « Ce qui se passe ici défie la décence, défie l’humanité, défie la loi », a-t-il déclaré, précisant que l’ONU était désormais confrontée à la tâche macabre de récupérer les corps de secouristes tués au lieu de fournir l’aide nécessaire aux civils.