La ville de Djougou accueille un atelier de formation des journalistes et blogueurs consacré à la vérification des faits, au journalisme éthique sur l’extrémisme violent et à la lutte contre les discours de haine. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le Corridor Atlantique. Financée par l’Ambassade du Danemark et mise en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette formation vise à renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils contribuent efficacement à la prévention de l’extrémisme violent, à la préservation de la cohésion sociale et à la promotion d’une information responsable. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Sakinatou Bello, coordonnatrice nationale du PNUD, du Contrôleur général de police Louis T. Tokpanou, secrétaire permanent par intérim du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que de Fatoumbi M. Bariou, directeur départemental adjoint de la Police républicaine de la Donga, représentant le directeur départemental.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, la coordonnatrice nationale du PNUD, Sakinatou Bello, a insisté sur le caractère évolutif du phénomène de l’extrémisme violent et sur la nécessité d’une mobilisation qui dépasse les frontières géographiques. Elle a notamment souligné l’importance des professionnels des médias et des blogueurs dans la manière dont l’information est produite, diffusée et reçue par les populations. Selon elle, les contenus publiés et partagés peuvent contribuer soit au renforcement de la cohésion sociale, soit à l’amplification des tensions lorsqu’ils véhiculent des informations non vérifiées ou des discours de haine. C’est pourquoi le PNUD entend mettre l’accent sur le renforcement des compétences des acteurs médiatiques, particulièrement dans les quatre départements du nord du Bénin, où les enjeux de prévention et de sensibilisation appellent une attention particulière. L’objectif est de promouvoir des pratiques journalistiques qui privilégient la rigueur, la responsabilité et le respect des principes éthiques dans le traitement des sujets sensibles liés à la sécurité et aux conflits.
Pendant quatre jours, les participants seront formés aux techniques de fact-checking, aux principes du journalisme sensible aux conflits ainsi qu’aux mécanismes de lutte contre la désinformation et les discours de haine. Les échanges devront leur permettre de mieux vérifier les informations avant leur publication, de contextualiser les faits et d’éviter la diffusion de contenus susceptibles d’attiser les tensions au sein des communautés. À travers cette démarche, les organisateurs entendent faire des journalistes et des blogueurs des acteurs clés de la prévention de l’extrémisme violent, grâce à une information fiable, équilibrée et respectueuse des droits humains. Dans un contexte où les réseaux sociaux accélèrent la circulation des nouvelles, la maîtrise des outils de vérification et l’adoption de pratiques éditoriales responsables apparaissent comme des leviers importants pour consolider la confiance du public, préserver le vivre-ensemble et soutenir les efforts de paix et de stabilité au Bénin.















