Réunis autour d’une même table dans la soirée du samedi 30 mai 2026, les professionnels des médias de la ville de Parakou ont célébré en différé la Journée mondiale de la liberté de la presse. Une initiative portée par la coordination départementale Borgou de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), dirigée par Nazirou Sidi Ali.
À travers cette rencontre, organisée avec le soutien du bureau national de l’Upmb, les acteurs des médias ont voulu réaffirmer leur attachement aux valeurs fondamentales du journalisme. « Nous voulons réaffirmer notre attachement aux valeurs fondamentales du journalisme », a souligné Nazirou Sidi Ali dans son discours d’ouverture.
Parmi ces valeurs, le coordonnateur départemental a cité la liberté d’informer, la responsabilité professionnelle et l’indépendance de la presse. Selon lui, la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, ne constitue pas seulement un moment de réjouissance, mais également une occasion de réflexion sur l’avenir du métier et sur la place de la presse béninoise dans le concert des nations.
Le responsable de l’Upmb Borgou a notamment évoqué le récent classement de Reporter sans frontières, qui place le Bénin à la 113e position sur 180 pays. Un recul qui, selon lui, doit interpeller non seulement les professionnels des médias, mais également les autorités publiques, les acteurs politiques, les partenaires du secteur et l’ensemble des citoyens.
« Nous devons nous poser les vraies questions », a-t-il lancé, avant de s’interroger : « Comment garantir une presse économiquement viable, libre et indépendante ? Comment promouvoir un journalisme professionnel capable de répondre aux défis de l’ère numérique et de défendre l’intérêt général ? »
Pour Nazirou Sidi Ali, la réponse passe par un engagement collectif. « C’est ensemble que nous pourrons redonner à la presse béninoise le rayonnement qu’elle mérite », a-t-il affirmé, appelant les professionnels des médias à promouvoir un journalisme responsable, fondé sur l’éthique et la solidarité professionnelle. Il a également insisté sur la nécessité d’investir davantage dans la formation, l’amélioration de la qualité des contenus, la lutte contre la désinformation et la promotion d’une presse crédible et respectée.
Dans son intervention, le coordonnateur départemental de l’Upmb a salué la restauration du ministère de la Communication chargé des Médias. Selon lui, cette décision constitue un signal fort envoyé par le président Romuald Wadagni et traduit une reconnaissance du rôle essentiel des médias dans la consolidation de la démocratie et le développement national.
« Nous voulons croire qu’il s’agit du début d’un lendemain meilleur pour la presse béninoise, une presse plus libre, plus forte et véritablement indépendante », a-t-il déclaré, invitant les professionnels du secteur à garder espoir et à œuvrer pour que le Bénin retrouve une place honorable parmi les nations respectueuses de la liberté de la presse.
La célébration a connu la présence du directeur régional de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), Donatien Djeglé, ainsi que du représentant du président national de l’Upmb. Elle a également bénéficié du soutien de plusieurs associations faîtières de la presse, notamment l’Union nationale des médias en ligne du Bénin (Unamel-Bénin) et l’Association des journalistes exerçant dans le Septentrion du Bénin (Ajs-B).
Prenant la parole, le président de L’Unamel-Bénin, Barnabas Orou Kouman, a salué le retour à une dynamique active de la coordination départementale de l’Upmb après une période de relative inactivité.
« Je suis heureux aujourd’hui que l’Upmb nous rassemble autour d’une même table », a-t-il déclaré, tout en appelant à une plus grande synergie d’action et à une solidarité professionnelle accrue afin de relever les nombreux défis auxquels est confrontée la corporation. Il a également souhaité que cette initiative ne soit pas la dernière.
Au nom du président national de l’Upmb, son représentant, Toni Aubin a félicité la coordination départementale pour l’organisation de cette rencontre et a rassuré les participants quant à la poursuite de telles initiatives. « On va s’y mettre à nouveau et, ensemble, nous allons renaître », a-t-il conclu.







Anselme ORICHA














