Le Congrès américain accentue la pression sur le président Donald Trump au sujet de la guerre en Iran. La Chambre des représentants a adopté une résolution symbolique contestant la poursuite du conflit sans validation formelle du Parlement. Même si ce texte n’a pas force de loi et doit encore être examiné par le Sénat, il marque une évolution politique importante à Washington. Après trois tentatives infructueuses des démocrates, cette fois-ci, quatre élus républicains ont rejoint l’opposition, signe d’un malaise croissant au sein du camp conservateur à quelques mois des élections de mi-mandat prévues en novembre.
Au cœur des débats figure également la question du respect des prérogatives du Congrès. Selon la législation américaine, la Maison Blanche aurait dû solliciter l’autorisation du Parlement après soixante jours d’engagement militaire. L’administration Trump estime toutefois que cette obligation ne s’applique plus depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril. Une position réaffirmée mercredi devant la Chambre des représentants par le secrétaire d’État Marco Rubio. Pour de nombreux parlementaires, cette interprétation traduit une volonté de l’exécutif d’échapper au contrôle du Congrès sur les opérations militaires.
La pression politique continue néanmoins de s’intensifier autour du président américain. En l’espace de quinze jours, deux textes critiques liés au conflit iranien ont franchi des étapes importantes au Congrès. Cette situation fragilise davantage Donald Trump, confronté à une opinion publique préoccupée par les conséquences économiques de la guerre, notamment la hausse des prix. Si aucune issue diplomatique rapide n’est trouvée avec Téhéran, le président pourrait être contraint d’opposer son veto à une résolution parlementaire, au risque d’alimenter encore davantage les critiques au sein de l’électorat américain.













