Deux mois après la tentative de déstabilisation des institutions du 7 décembre 2025, l’enquête judiciaire connaît une nouvelle accélération. Ce mardi 03 février 2026, Chabi Yayi, fils de l’ancien président Boni Yayi et secrétaire aux affaires extérieures du parti Les Démocrates, a de nouveau été entendu par les enquêteurs de la Police judiciaire à Cotonou. Déjà interpellé puis relâché en décembre dernier, il est cette fois convoqué pour répondre à de nouveaux éléments versés au dossier de ce qui est désormais qualifié de « putsch manqué ».
Cette nouvelle audition s’inscrit dans la poursuite de l’instruction d’une affaire qui continue de secouer la scène politique béninoise. Depuis sa première interpellation le 14 décembre 2025, Chabi Yayi fait l’objet de convocations régulières, sans qu’aucune mesure de détention n’ait été prononcée à son encontre. Selon son avocat, l’implication de son client serait liée à une affaire de carte SIM, un élément technique que la défense estime insuffisant pour établir une quelconque responsabilité pénale. Elle appelle, à ce titre, à la retenue et à la prudence, en attendant l’issue de la procédure.
Parallèlement, d’autres figures politiques demeurent au cœur de ce dossier sensible. L’ancien ministre et vice-président du parti Les Démocrates, Alassane Tigri, a été interpellé et placé en détention provisoire pour plusieurs chefs d’accusation lourds, dont trahison, intelligence avec une puissance étrangère, complicité de meurtre et attentat contre la sûreté de l’État. Candide Azannaï, ancien ministre de la Défense, ainsi que le député Sounon Boké Soumaïla restent également en détention provisoire. Une situation qui renforce l’ampleur et la portée politique de cette affaire, suivie de près par l’opinion publique nationale.















